The purpose of the African Women in Cinema Blog is to provide a space to discuss diverse topics relating to African women in cinema--filmmakers, actors, producers, and all film professionals. The blog is a public forum of the Centre for the Study and Research of African Women in Cinema.

Le Blog sur les femmes africaines dans le cinéma est un espace pour l'échange d'informations concernant les réalisatrices, comédiennes, productrices, critiques et toutes professionnelles dans ce domaine. Ceci sert de forum public du Centre pour l'étude et la recherche des femmes africaines dans le cinémas.

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14 January 2021

À l’œuvre en cinéma! Des femmes en Afrique et au Moyen Orient : Programme journées d’étude des 29-30 janvier 2021

À l’œuvre en cinéma! Des femmes en Afrique et au Moyen Orient 

Programme journées d’étude des 29-30 janvier 2021

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

En lançant le projet « Les filières cinématographiques en Afrique et au Moyen-Orient au prisme du genre : Enjeux, questionnements et terrains » par le biais de l’appel à articles publié fin 2018, nous revendiquions une démarche innovante qui consistait à interroger au prisme du genre et dans une approche comparative, le fonctionnement des filières du cinéma dans leurs dimensions professionnelle, créative et culturelle. Notre volonté était de mettre en lumière des parcours individuels en interrogeant la méthode, et d’entamer une démarche patrimoniale de recueil de données sur des pays et/ou métiers qui n’en disposent pas (ou de manière parcellaire) afin de rendre compte de l’accès genré aux différentes activités de la production, mais aussi de la circulation et de la valorisation des films. L’enjeu de ces journées sera de valoriser les premiers résultats obtenus, à paraître prochainement dans À l’œuvre en cinéma : Des femmes en Afrique et au Moyen Orient, de faire un bilan des recherches menées, de réfléchir à la méthodologie, aux démarches privilégiées, aux difficultés rencontrées, afin d’envisager dans une discussion collective de cette expérience, les moyens de développer et d’approfondir les questionnements et les terrains, d’évoquer les points aveugles et faire émerger les axes de réflexion qui nous semblent les plus pressants. Ces journées bilan constitueront par là-même une étape cruciale du développement du nouveau projet « Création collective au cinéma en Afrique et au Moyen Orient : activités techniques et créatives au prisme du genre et des générations » qui sera lancé dès que les conditions sanitaires le permettront.
Website: http://www.groupe-hescale.com/a-loeuvre-en-cinema-des-femmes-en-afrique-et-au-moyen-orient/ 

MISE À JOUR : TABLE RONDE VIRTUELLE - MARS 2021 - https://www.youtube.com/watch?v=B5TjfBco_NY

Pour toute information, contacter patricia.caille@unistra.fr ou calin.raluca@gmail.com. 

Pour participer aux différentes sessions, un formulaire d’enregistrement est à votre disposition, contactez-nous : https://forms.gle/5SeqsTJUf9GmdaKe9. Vous recevrez un mail avec l’ensemble de renseignements et le lien de connexion. 

Vendredi 29 janvier 2021

Matinée: Penser les héritages comme leur absence

Introduction : Patricia Caillé, Raluca Calin, Hülya Tanriöver 

9h-9h45 – Mot d’accueil : Hülya Uğur Tanriöver et Ayse Toy Par 

9h45 – 11h15 – Session n⁰1 –  Parcours singuliers: quel héritage ? – Modératrice: Hülya Uğur Tanriöver

Claude Forest (Paris Sorbonne Nouvelle, IRCAV), “Andrée Davanture, monteuse. Un œil à l’écoute”

Marie-Pierre Ulloa (Stanford University), “Mise en mots de la mise en scène : le cas Gitai-Sanselme”

Patricia Caillé (Université de Strasbourg, CREM), Heiny Srour, reconstitution d’un parcours aux marges du cinéma libanais

11h15-11h30 – Pause 

11h30 – 13h00 – Session n⁰2 – Revisiter l’histoire du cinéma : rendre compte de l’héritage laissé par les pionnières – Modératrice: Raluca Calin 

Anna-Marie Jansen Van Vuuren (Tshwane University of Technology, Pretoria), Representing Suffrage and Female Agency within the South African Film industry: the Role and Influence of Director Katinka Heyns 

Alejandra Val Cubero (Universidad Carlos III, Madrid), Nujoom Alghanem: Filming in the United Arab Emirates 

Ons Kamoun (ESAC/IRMC, Tunis), Kahena Attia, un combat pour une inaltérable intelligence du montage

Après-midi: Femmes en activité dans les secteurs du cinéma

14h15 – 16h15 – Session n⁰3 – Des femmes dans les filières nationales: Enjeux de la transformation des regards – Modératrice: Patricia Caillé

Gülsenem Gün et Hülya Uğur Tanriöver (Festival FILMMOR, Université de Giresun), Les femmes qui “osent faire” leurs films en Turquie

Lambert Ndzana (Paris Sorbonne Nouvelle, IRCAV), La présence des femmes dans l’activité cinématographique au Cameroun 

Raluca Calin (Université d’Avignon, LCC), (R)évolutions tacites : trajectoires cinématographiques éthiopiennes

Florence Martin (Goucher College, Baltimore), Lamia Chraibi, parcours d’une productrice marocaine

16h15-16h30 – Pause

16h30-18h15 – Table ronde : Des femmes à l’œuvre en cinéma: Accéder et maintenir une activité en cinéma en Afrique et au Moyen Orient

Modératrice: Hülya Ugur Tanriöver

Naïma Bachiri, monteuse, Suisse et Maroc

Deniz Eyüboğlu, cheffe opératrice, Turquie

Christelle Magne, cheffe opératrice, Cameroun

Yağmur Misirlioğlu, première assistante de réalisation, Turquie

Océane Étincelle Nyetam, cheffe opératrice, monteuse, Cameroun


Samedi 30 janvier 2021

Matinée : Comment contester, intégrer et collaborer ?

9h00-10h30 – Session n⁰4 : Capacité d’agir et contestation de l’ordre établi

Modératrice: Ayse Toy Par

Salima Tenfiche (Université de Paris, CERILAC), La place des femmes dans le cinéma algérien contemporain, un indicateur d’affranchissement vis-à-vis de l’Etat.

Emna Mrabet (Université de Paris 8, ESTCA), Femmes réalisatrices en Tunisie : une tradition révolutionnaire ?

Stéphanie Pourquier-Jacquin (CNAM-Inseac, DICEN-Idf), Les réalisatrices qataries, vitrine d’un cinéma en devenir ?

10h30-10h45 – Pause

10h45-13h15 – Atelier de préparation au projet CREACOLCIN « Création collective au cinéma en Afrique et au Moyen Orient : activités techniques et créatives au prisme du genre et des générations » du réseau HESCALE qui sera mené au printemps et à l’été 2021. Réservé aux participant.e.s du projet

13h15-13h30 – Conclusions du colloque

Comité d’organisation  et responsabilité scientifique: Patricia Caillé (Université de Strasbourg, CREM EA 3476), Raluca Calin (Université d’Avignon, LCC), Aurore Renaut (Université de Lorraine, CREM EA 3476), Hülya Uğur Tanriöver (Université de Giresun, FILMMOR), Ayse Toy Par (Université de Galatasaray, MEDIAR)

25 July 2018

Update | Mise à jour : African Women in Cinema Analysis and Scholarship | La recherche et l’étude sur les femmes africaines de l’image



UPDATED 26 NOVEMBER 2018 | MISE À JOUR 26 NOVEMBRE 2018

African Women in Cinema Analysis and Scholarship
La recherche et l’étude sur les femmes africaines de l’image

at/au

Centre for the Study and Research of African Women in Cinema
Centre pour l'étude et la recherche des femmes africaines dans le cinema


This Reference Guide lists information relevant to Film/Media/Screen Analysis and Scholarship on African Women in Cinema: filmmakers, actors, producers, editors, organizers, critics, scholars and other cultural producers.

Ce guide de référence répertorie les informations relatives à l'analyse de films / médias / écrans et aux études sur les femmes africaines dans le cinéma : cinéastes, comédiennes, productrices, monteuses, organisatrices, promotrices, critiques, universitaires et autres productrices culturelles.

19 December 2013

Research Agenda: African Women in Cinema | Faire avancer la recherche sur les femmes africaines dans le cinéma (2013)


Research Agenda: African Women in Cinema |
Faire avancer la recherche sur les femmes africaines dans le cinéma (2013)

A key goal of the African Women in Cinema Blog is to feature current research and critical discourse, through interviews, conference proceedings and analyses. Here at the end of this year is a selection of these articles published since its creation.

Le Blog sur les femmes africaines dans le cinéma a pour vocation de mettre en exergue la critique et la recherche à travers les entretiens, les comptes rendus de conférences et les analyses. En cette fin d’année, voici un recueil d’articles publiés depuis la création du Blog sur les femmes africaines dans le cinéma.

2014

31 Dec 2014

18 Dec 2014

14 Dec 2014

05 Dec 2014

03 Dec 2014








21 Sep 2014

06 Sep 2014

05 Sep 2014

04 Sep 2014

03 Sep 2014

02 Sep 2014

01 Sep 2014

31 Aug 2014

30 Aug 2014

29 Aug 2014

28 Aug 2014

27 Aug 2014

26 Aug 2014

31 Jul 2014

06 Jun 2014

11 May 2014

16 Apr 2014

11 Apr 2014

08 Apr 2014



2013

04 December | décembre 2013


13 November | novembre 2013


06 October | octobre 2013


06 September | septembre 2013


02 August | aôut 2013



25 June | juin 2013



07 January | janvier 2013



2012

26 December | décembre 2012

13 December | décembre 2012


04 December | décembre 2012


19 September | septembre 2012


20 September 2012

18 September | septembre 2012

17 June | juin 2012

07 May 2012


10 March | mars 2012



2011

30 December | décembre 2011

14 December | décembre 2011

03 December | décembre 2011

01 December | décembre 2011

30 November | novembre 2011

14 November | novembre 2011

26 October | octobre 2011

28 September | septembre 2011

06 August | aôut 2011

28 July | juillet  2011

25 July | juillet 2011

09 June | juin 2011

05 May | mai 2011

20 April | avril 2011

12 January | janvier 2011



2010

13 December | décembre 2010

23 November | novembre 2010

26 October | octobre 2010

12 July | juillet 2010

26 May | mai 2010


2009

31 December | décembre 2009

26 September | septembre 2009

10 July | juin 2009

14 June | juin 2009

29 May | mai 2009

08 May | mai 2009

23 April | avril 2009

16 April | avril  2009

01 April | avril 2009

02 August 2013

Boukary Sawadogo parle de ses recherches: trois figures d'altérité - le fou, l'homosexuel et la femme dans les cinémas francophones ouest africains


Boukary Sawadogo, professeur à Marlboro College dans l’Etat du Vermont aux États-Unis, nous parle de son nouveau livre « Les cinémas francophones ouest-africains » qui vient de paraître aux éditions l’Harmattan. Entretien par Beti Ellerson

Boukary félicitations pour votre livre, « Les cinémas francophones ouest-africains » qui est en fait adapté de votre thèse de doctorat intitulé « Altérité dérangeante et innovante dans les cinémas francophones ouest-africains de 1990 à 2005 ». Pourquoi ce sujet comme recherche ?

J’ai voulu, à travers cet ouvrage, examiner les changements que connaissent les cinémas africains depuis les années 1990. Ces changements portent sur les domaines esthétique et thématique ainsi que les modes de production et de distribution. Aborder ces mutations sous l’angle de la représentation des figures de la “marge” permet non seulement de mieux appréhender le “centre” ou le discours dominant que constituent les normes sociales, mais aussi de voir en quoi le traitement des figures d’altérité traduit une certaine évolution dans les cinémas post 1990. Ces derniers se caractérisent par le passage du collectif à l’individu dans l’énonciation, l’individu face à la prééminence de sa communauté, et le vécu quotidien à travers l’héroïsme au féminin.

Selon le dictionnaire Le Robert l'altérité est un concept philosophique signifiant « le caractère de ce qui est autre ». Votre étude, par le biais du cinéma, met en exergue trois figures d'altérité : le fou, l'homosexuel et la femme. Parlez-nous de votre approche de recherche, surtout les choix de films et de personnages.

Mon approche a surtout été celles décontructionniste et féministe avec des notions comme la prise de parole. L’analyse de chaque figure d’altérité est construite autour de trois films. Pour l’homosexuel, ce sont les films Dakan de Mohamed Camara, Woubi chéri de Philip Brooks et Laurent Bocahut, et Karmen Gei de Joseph Ramaka Gai. Dakan est le premier film homosexuel africain francophone et il met en scène deux lycéens qui sont Sori et Manga. Par sa nature documentariste, Woubi cheri donne la parole aux homosexuels abidjanais ; offrant ainsi une différente perspective. Comme Dakan, Karmen Gei est aussi un film pionnier à travers le traitement d’une relation lesbienne entre Karmen et Angélique. 

Pour ce qui est du fou, j’ai choisi Sia, le rêve du python de Dani Kouyaté, Tasuma de Kollo Sanou et Une fenêtre ouverte de Khady Sylla. Les personnages de Kerfa et Soba dans les deux premiers films contrastent bien avec celui d’Aminta Ngom dans le troisième film. Un contraste qui fait ressortir la différence dans le traitement et la perception entre la folie au masculin et au féminin. 

En ce qui concerne la femme, j’ai démontré à travers l’image de la femme battante que la représentation de la femme africaine comme impuissante et victime ne reflétait pas la vérité historique du rôle de la femme. C’est ce qui explique mon choix des films Moolaadé de Sembène Ousmane, Taafe Fanga d’Adama Drabo et Une femme pas comme les autres d’Abdoulaye Dao. 

Le film « Sia, le rêve du python » traite justement de la folie chez deux protagonistes, un féminin et l'autre masculin, qui sympathisent et s'entraident. Mais la manière dont « la folie » est représentée diffère entre le personnage féminin Sia, désignée pour le sacrifice pour sauver le village, et celui du Kerfa qui vie en ermit, écarté de la société. D'ailleurs, vous en faites une étude comparative des cinémas aux féminin et masculin. En bref, quelles sont vos conclusions ?

Errance et enfermement caractérisent respectivement le traitement de la folie au masculin et au féminin. Le fou est libre de ses mouvements et  de sa parole alors que la femme fait face à des restrictions. Si Kerfa jouit de la liberté de parole, Sia est chassée du village parce qu’elle avait pris la parole pour dénoncer certains mensonges. On retrouve aussi cette situation avec Aminta Ngom à qui on refuse qu’elle sorte seule de la maison familiale. On a donc un traitement différencié de la folie selon le genre parce que la folie femme perçue comme très dérangeante.

La représentation de l'homosexualité dans le film « Dakan » dans lequel deux jeunes hommes s'aiment est traité différemment que le lesbianisme, un theme parmi d'autres, dans le film Karmen Geï. Vous faites aussi une analyse sur la manière dont l'homosexualité féminine et masculine est aperçue par la société. Comment comparez-vous ces deux films ?

Dans les deux films, l’homosexualité est perçue soit comme une maladie mentale dont il faut chercher le remède ou une menace pour la société. Dans Dakan, Manga est envoyé au village pour un rituel de purification parce qu’il serait atteint de folie. Dans Karmen Geï, toutes les scènes traitant de lesbianisme se passent toutes dans la prison Khoumba Castel sur une île qui proche du centre-ville de Dakar. Tout se passe comme s’il fallait préserver Dakar de cette menace que constitue l’homosexualité. 

Le personnage de Karmen représente ce que je considère comme une altérité innovante, à savoir une différente représentation de la femme autre que celle dans les rôles de victime. C’est une femme battante comme les personnages de Colé Ardo dans Moolaadé ou de Kiné dans Faat Kiné

L’homosexualité masculine et féminine est perçue différemment dans la société parce que la sexualité masculine est perçue comme étant très agressive alors que celle de la femme serait moins menaçante. Une situation qui pourrait expliquer une relative tolérance à l’égard du lesbianisme. Mais certains chercheurs soutiennent que cette relative tolérance résulte plutôt du manque de preuves sur les pratiques lesbiennes en Afrique comme c’est le cas des hommes à travers certains rites d’initiation. 

Vous abordez la notion d'une sensibilité féminine au cinéma. Moi aussi, j'ai posé cette question aux femmes africaines dans le cinéma : réalisatrices, productrices et comédiennes, et les réponses très variés m'ont surprises. Quelles ont été les conclusions de vos recherches ?

Il s’agit de définir et d’analyser les traits de la spécificité féminine dans l’expression artistique, et ceci dans le cinéma en particulier. Il existe bien une perspective féminine dans les cinémas francophones ouest africains. Cela est perceptible à travers la récurrence des thématiques sociales qui sont abordées (maternité, corps de la femme, revendication de ses droits, etc.), la préférence des réalisatrices pour le genre documentaire, et un récit construit autour de personnages féminins matures. En d’autres, le personnage féminin est déjà mature dès le début du film, ce qui contraste avec le processus d’apprentissage dans les œuvres des réalisateurs.

Dans votre livre vous parlez des caractéristiques du féminisme africain et aussi d'un cinéma féministe. Selon votre recherche comment se manifestent-ils dans le contexte cinématographique ?

Les cinémas africains sont de plus en plus traversés par les idées des féministes de la troisième génération, à savoir une remise en question de l’universalité de la condition féminine pour une prise en compte des spécificités comme le statut socio-économique ou le contexte culturel. Il s’agit de la thématique du corps de la femme (le droit à disposer de son corps) à travers l’excision par exemple. Il y a aussi le patriarcat qui est perçu comme un frein à l’épanouissement de la femme. Mais à l’inverse du cinéma occidental où le personnage féminin accède à la l’épanouissement en quittant la famille ou en se prenant le chemin de l’aventure, la famille et la maternité ne constituent pas des obstacles à la libération de la femme africaine.

Quelles sont les réponses à vos recherches et études ?

Pour les homosexuels, c’est la reconnaissance de leur droit à la différence qui passe par l’acceptation et la tolérance à l’égard de leur orientation sexuelle. Mais ce droit à la différence ne revendique pas le droit d’adoption d’enfants ou d’héritage en cas de décès du partenaire comme c’est le cas dans le contexte occidental.

Il y a bien une différence entre la représentation de la folie au masculin et au féminin, à savoir l’errance et l’enfermement. C’est une différence qui se traduit pour la femme par une entrave à la prise de parole.  

Au plan cinématographique, le traitement de la folie et de l’homosexualité (altérité dérangeante), montre clairement une évolution qui met l’individu au centre de l’attention et non pas les préoccupations de la communauté comme cela avait toujours été le cas. L’inverse pourrait également être vrai car derrière l’individu, on peut y voir la communauté. Pour ce qui est de l’altérité innovante, elle révèle une représentation de la femme non seulement comme agent de changement, mais aussi jouant le rôle du principal protagoniste du film. La femme africaine n’est plus cantonnée à la figuration ou aux rôles secondaires. 

Vous envisagez une version du livre en anglais prochainement ?

Ce n’est pas quelque chose que je compte faire dans l’immédiat, mais tout dépendra de la réception de l’ouvrage. Mais je travaille présentement sur mon deuxième ouvrage qui porte également sur les cinémas africains.

Entretien par Beti Ellerson, juillet 2013




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