The purpose of the African Women in Cinema Blog is to provide a space to discuss diverse topics relating to African women in cinema--filmmakers, actors, producers, and all film professionals. The blog is a public forum of the Centre for the Study and Research of African Women in Cinema.

Le Blog sur les femmes africaines dans le cinéma est un espace pour l'échange d'informations concernant les réalisatrices, comédiennes, productrices, critiques et toutes professionnelles dans ce domaine. Ceci sert de forum public du Centre pour l'étude et la recherche des femmes africaines dans le cinémas.

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12 October 2013

Le décès de la cinéaste Khady Sylla | Cineaste Khady Sylla has passed away


Le décès de la cinéaste Khady Sylla | 
Cineaste Khady Sylla has passed away

[Français]
Nous venons d'apprendre avec tristesse, ce mardi 08 octobre 2013, le décès de la cinéaste Khady Sylla.

Khady Sylla est née à Dakar en 1963. Après des études de philosophie à l'Université de Paris V, elle enseigne l'alphabétisation aux populations migrantes à Paris. Elle se consacre à l'écriture et compte plusieurs romans dont Le Jeu de la mer (L'Harmattan 1992) et des nouvelles. Elle réalise ensuite un court métrage, Les Bijoux (1997) et trois documentaires : Colobane Express (2000), Une fenêtre ouverte (2005, Prix de la Meilleure première œuvre au Festival International du Documentaire de Marseille, FID) et Le Monologue de la muette (2008, film multiprimé, coréalisé avec le cinéaste belge Charlie Van Damme). Elle a écrit par ailleurs des scénarios et adaptations. Elle vivait à Dakar.

Khady Sylla est la soeur de la réalisatrice Mariama Sylla et belle soeur du président de l'Association sénégalaise de la critique cinématographique (ASCC) Mamoune Faye, journaliste au quotidien Le Soleil (Dakar). Elle sera enterrée à Touba (Sénégal). Les condoléances seront reçues aux HLM 6 Gouye Gui, Villa 26 69 à Dakar.

FILMOGRAPHIE succincte

2008 Le Monologue de la muette
2005 Une fenêtre ouverte
2000 Colobane Express

Fatou Kiné SENE, Secrétaire générale de l'Ascc, Dakar avec Thierno I. DIA. Source: Africultures 

[English]
With much sadness, we have just learned of the death of cineaste Khady Sylla, on Tuesday 08 October 2013.

Khady Sylla was born in Dakar in 1963, where she lived. After her studies in philosophy at the University of Paris V, she taught literacy courses to migrant populations in Paris. She devoted her time to writing, publishing several novels, notably Le Jeu de la mer (L’Harmattan 1992) as well as short stories. Afterwards, she directed the short film Les Bijoux (1997) and three documentaries: Colobane Express (2000), Une fenêtre ouverte (2005, Award for the Best First Work at the International Documentary Festival of Marseille, FID) and Le Monologue de la muette (2008, co-directed with Belgian filmmaker Charlie Van Damme), which received multiple awards. In addition, she wrote scripts and adaptations.

Khady Sylla is the sister of filmmaker Mariama Sylla and the sister-in-law of the president of the Senegalese Association of Film Critics (ASCC) Mamoune Faye, journalist of the daily Le Soleil (Dakar). She will be buried in Touba, Senegal. Condolences may be sent to HLM 6 Gouye Gui, Villa 26 69 in Dakar.

FILMOGRAPHY
Monologue de la muette, 2008
Une fenêtre ouverte, 2005
Colobane Express, 2000
Les bijoux, 1997

Report by Fatou Kiné Sene, and Thierno I. Dia. Source: Africultures

23 May 2013

Rama Thiaw parle du making of de son film « The revolution won’t be televised » [la Revolution ne sera pas télévisée]

Rama Thiaw parle du making of de son film « The revolution won’t be televised » [la Revolution ne sera pas télévisée].

Conversation avec Rama Thiaw et Beti Ellerson, mai 2013.
Rama Thiaw, née à Nouakchott en Mauritanie, est auteure, réalisatrice et productrice au sein de Boul Fallé Images, une société de production audiovisuelle sénégalaise. Sénégalaise et Mauritanienne, elle a grandi entre le Sénégal et la France. Après un Master 2 d'économie internationale à l'Université de la Sorbonne, elle se dirige vers le cinéma et obtient une licence à Paris 8, puis une maîtrise à Censier Daubenton.

Rama tu es en pleine production du film titré The Revolution Will Not Be Televised, inspiré paraît-il par le regretté Gil Scott-Héron. Qu'est-ce qui t'a poussé de faire ce film?

Le film « The revolution won’t be televised » est effectivement un hommage à Gil Scott- Heron. Dans la note d’intention de mon film, je donne les raisons qui m’ont motivé à faire ce film ainsi :

« Loin de l’image qu’en ont fait les journalistes dans les médias, dans mon documentaire, la révolution ne sera pas télévisée, je désire les filmer tels qu’ils sont, des êtres Romantiques. Dans leur « Action » lorsqu’ils sont des militants au service du Peuple, et leur « Rêve » lorsqu’ils redeviennent des poètes-musiciens, sur scène. »

« Dans les années 80, le Sénégal est un pays dominé par une dictature à peine nommée. L’homme qui se dressa contre ce régime fut Maître Abdoulaye Wade, en voulant instaurer le Libéralisme politique. Pourtant arrivé au pouvoir, ce héros devint rapidement pire que ses prédécesseurs.

Mon film débute le 17 janvier 2012, en fin de campagne législative sénégalaise, soit 12 ans après l’élection à la présidence de Maître Abdoulaye Wade.

À cette même période, Thiat et Kilifeu, membres du groupe les Keur Gui, décident de réagir là où l’opposition socialiste a failli. Ils se mobilisent et créent avec d’autres amis musiciens, artistes et journalistes, le collectif apolitique et pacifique, les Y’en a Marre.

Ils organisent des marches et des manifestations pour que le Conseil Constitutionnel invalide la candidature du président sortant. La mobilisation qu’ils créent est sans précédent. L’opposition sort de sa torpeur et rejoint les jeunes artistes du collectif Y’en A Marre. Unis sous la bannière du M23, ils font front, face à l’ancien homme de loi qui essaye d’usurper la démocratie aux 10 millions de Sénégalais…

Dans cette atmosphère de révolution, je filme en cinéma direct, Thiat et Kilifeu, les deux protagonistes de cette insurrection citoyenne. Mais le président Wade ne veut pas d’un Printemps en Afrique Noire. Il faut mater cette rébellion, pour qu’elle ne se propage. Entre menaces et intimidations, allers - retours en prison et tentatives de corruption, je suis ces deux musiciens dans leur quotidien. A travers des entretiens face caméra, ils partagent avec nous leurs sentiments sur leur engagement et leur surmédiatisation soudaine, mais aussi leurs doutes après les arrestations. Loin de rester uniquement sur les temps forts des actions, je veux comprendre la genèse d’un tel comportement, aussi, je les filme au plus près de leur l’intimité. Tout au long de cette première partie du film, je donne à voir comment on vit une révolution au jour le jour avec tous les dangers, incertitudes et joies que cela engendre. »

La finance participative de KisskissBank, pourquoi cette stratégie ?

En fait l’idée du crowdfunding est double, d’une part on voulait faire parler du film pour lui donner une chance d’avoir un distributeur et d’avoir une vie en salle. Et comme je le produits; je me suis aussi beaucoup endetté pour faire le premier tournage de 8 semaines avec une équipe de six personnes plus moi…je comptais au départ faire la campagne sur une plateforme américaine mais je ne vis pas aux États-Unis donc je ne pouvais pas. C’est aussi pour cela que nous avons fait une traduction en anglais car je pense que ce film peut plus intéresser un public anglo-saxons que français. Car ces thématiques sont assez loin du public en France et de plus, ce qui s’est passé au Sénégal a été très peu médiatisé. Donc le chemin est encore long, puisque je dois retourner une seconde partie du tournage avant de monter le film.

from rama thiaw on Vimeo.


Texte Source : The revolution won't be televised
Image Source : The revolution won't be televised

29 April 2013

(Re)Discover Khady Pouye


Re(Discover Khady Pouye

Khady Pouye, laureate of the UEMOA (The West African Economic and Monetary Union) for best documentary, Fespaco 2013 for the film Cette couleur qui me dérange (This Colour that Disturbs Me)
 
Links to Posts on the African Women in Cinema Blog:
 
This Colour that Disturbs Me | Cette couleur qui me dérange : Khady Pouye sounds the alarm on the practice of xessal (skin bleaching) by Mame Woury Thioubou

https://africanwomenincinema.blogspot.com/2013/04/this-colour-that-disturbs-me-cette.html

Festival Films Femmes Afrique 2020 - Khardiata Pouye : Pour la danse et pour la vie (For dance and for life)
https://africanwomenincinema.blogspot.com/2020/02/festival-films-femmes-afrique-2020_90.html

UPDATED FEBRUARY 2020

Image source : LE QUOTIDIEN

08 September 2012

La cinéaste Marie-Louise Sarr au coeur du Master 2 Réalisation Documentaire de Création


Marie-Louise Sarr, cinéaste et Chargée de la gestion du Master 2 Réalisation Documentaire de Création (RDC) de l’Université Gaston Berger (UGB) à Saint-Louis au Sénégal nous parle de son parcours dans le cinéma et les activités autour du programme.

Marie-Louise, une petite biographie sur votre évolution dans le cinéma…

Mon chemin a croisé celui du cinéma en octobre 2007 précisément. Je venais de finir la rédaction de mon mémoire de maîtrise de géographie et j’apprenais l’ouverture imminente d’une formation en Réalisation de films documentaires à l’Université Gaston Berger.

Ayant longtemps rêvé de faire des sensibilisations par l’image, je ne pouvais rater l’occasion de tenter ma chance. C’est ainsi que j’ai proposé ma candidature et elle fut retenue. Commença alors mon apprentissage du cinéma avec des camarades de promotion venus d’autres pays africains. Les débuts étaient difficiles car j’étais la seule de la promotion à n’avoir fait ni film, ni résidence d’écriture, ni études en cinéma. J’avais du mal à suivre le groupe mais petit à petit j’ai suivi le rythme et au final j’ai eu mon diplôme et réalisé un film de fin d’étude, « Chaîne alimentaire », qui a eu beaucoup de succès dans les festivals.

Dès lors, ma passion pour le cinéma ne cesse de grandir. En octobre 2010, j’ai été recrutée par l’UGB et Africadoc pour assurer la gestion, l’accompagnement et le suivi du Master 2 Réalisation Documentaire de Création. Depuis, je côtoie quotidiennement les étudiants et formateurs du Master, ce qui me permet de m’imprégner encore du documentaire et de suivre certains cours. C’est dans ce cadre que l’idée m’est venue de mettre en place, en 2011, une structure audiovisuelle à Saint-Louis spécialisée sur les films de commande et la couverture des grands événements de la ville pour être à termes « la mémoire de la vieille ville ». Actuellement je prépare le tournage de mon premier long-métrage « Retour à Joal » prévu le 10 septembre 2012.

Le Master 2 RDC de l’Université Gaston Berger qui existe depuis 2007, quels sont les objectifs de cette initiative. Et quels sont les résultats depuis cinq ans ?

Le Master 2 Réalisation Documentaire de Création a été mis en place à l’Université Gaston Berger du Sénégal en octobre 2007 grâce à la coopération entre l’Université Gaston Berger pour le Sénégal, l’Université Stendhal de Grenoble et l’Association Ardèches Images (Africadoc) pour la France. Il accueille chaque année 8 étudiants originaires d’Afrique francophone et pour la première fois, une candidature française à été retenue pour la promotion 2012-2013.

Le Master répond aux objectifs  suivants: 
-     Donner aux étudiants accès aux enjeux artistiques et industriels qui traversent la culture documentaire ; 
-     Doter l’Afrique de l’ouest d’une formation de haut niveau dans un domaine où le continent doit être présent sous peine de dilution culturelle ;
-     Amplifier le tissu des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel documentaire en Afrique ; 
-     Assurer le renouvellement des générations et globalement amener la profession à un haut niveau de qualification. 

Depuis cinq ans que le Master existe, une trentaine de films ont été réalisés sur Saint-Louis et ses environs, ce qui constitue un patrimoine visuel important. Aussi, avec les projections périodiques organisées dans les quartiers et les cinéclubs hebdomadaires à l’université, un public cinéphile est en train de se créer dans la vieille ville de même qu’un cadre d’échange entre cinéastes, cinéphiles, étudiants et hommes de culture. À cela s’ajoute la promotion de la culture africaine par la présence des diverses nationalités dont chacune laisse son empreinte dans les différents films réalisés chaque année.

Pouvez-vous nous parler de votre expérience en tant que Chargée de la gestion du Master 2 RDC ?

Il m’est difficile de parler de mon expérience puisque j’en ai pas encore beaucoup. C’est vrai que j’ai eu à encadrer deux promotions mais il en faut plus pour acquérir de l’expérience. 

Tout ce que je puis dire c’est que j’apprends beaucoup aux contacts des différentes nationalités que je côtoie (étudiants comme formateurs). Ce n’est certes pas facile de gérer des adultes venant d’horizons différents et ayant une culture et une éducation différentes, mais à force de communiquer et d’essayer de comprendre l’autre, on arrive à instaurer un tant soit peu le dialogue nécessaire à la formation et au travail en équipe.
Concernant l’aspect administratif dont je n’avais que des notions basiques au départ, je peux dire, modestie à part, que je me débrouille pas mal surtout s’agissant du planning et de la programmation des enseignements.

Il y a plusieurs événements liés au Master 2 RDC (un festival, une journée d’études) quel est le résultat en ce qui concerne le public sénégalais en particulier et la culture cinématographique en général ?

Le festival « Saint-Louis en Images » qui est une initiative de la cinquième promotion du Master RDC est à ces débuts. La première édition était un test pour mesurer le thermomètre de la mobilisation des saint-louisiens et leur intérêt pour le cinéma. Cette année, nous avions plus misé sur les écoles mais pour les prochaines éditions, nous comptons élargir notre champ d’action pour toucher le maximum de gens.

Quant à la journée d’études organisée chaque année par le GRECIREA (Groupe d'Etude Cinéma du Réel Africain), elle  produit une réflexion pluridisciplinaire sur l'émergence, depuis les années 2000, d'un nouveau cinéma documentaire en Afrique. Les organisateurs de cette journée pourront vous apporter plus de détails sur ses répercussions sur le public sénégalais.

Je vois aussi une forte présence des femmes au Master 2 RDC, croyez-vous que cette tendance est due au recrutement ou du résultat d’une prise de conscience chez les femmes vis-à-vis ce métier ?

La forte présence des femmes vient d’abord du recrutement. Depuis la première promotion, le Master encourage les candidatures féminines. Ainsi la 1ére promotion comptait 4 filles et 4 garçons, la deuxième 5 garçons et 3 filles, la troisième 4 garçons et 4 filles et ainsi de suite...Mais, je crois que c’est une tendance plus généralisée qui ne se limite pas qu’au cinéma. Nous vivons une époque où la « parité » fait loi et cela suscite une prise de conscience chez les femmes qui s’orientent vers presque tous les secteurs d’activités. Il n’y a plus d’activité strictement réservée aux hommes et vice versa. A mon avis, cette vague n’a pas épargné le 7e art. D’où l’affluence des candidatures féminines.

Entretien avec Marie-Louise Sarr par Beti Ellerson, septembre 2012.

26 December 2011

(Re)Discover Alice Diop

RE(DISCOVER) ALICE DIOP

Alice Diop, born in France to Senegalese parents, frames her cinematic stories—short and feature documentary, and more recently fiction, at the intersection of the social, political and the personal. Her films explore the diverse themes of identity, belonging, gendered relationships, the complexities of immigration, especially its psychological manifestations.


In one of her earlier films Les Sénégalaises et la Sénégauloise (Senegalese women and the Senegaulois woman, 2007) in reference to France as the country of the Gauls, Alice Diop reflects on her experience as a French woman of Senegalese descent among her women relatives during her first visit ever to Senegal.


Synopsis: The filmmaker Alice Diop comes to Dakar for the first time, accompanying the remains of her father, an immigrant worker in France, who wanted to be buried in his native land. Foreign to the country, she discovers the courtyard in which her mother grew up and where the aunts, cousins and nieces, who she does not know, come to meet. These women talk about their everyday lives, money, love schemes, marriage, polygamy and men. Alice realizes what her life could have been.

Image: africine.org


The African Women in Cinema Blog has followed her journey with articles expressing her ideas, films, and awards:


Sabzian: "State of Cinema" Alice Diop at Bozar with "Sambizanga" by Sarah Maldoror https://africanwomenincinema.blogspot.com/2023/12/sabzian-state-of-cinema-alice-diop-at.html


Carte Blanche Alice Diop: Reformuler - 10 - 12.11.2023 - Festival d’Automne 2023 https://africanwomenincinema.blogspot.com/2023/11/carte-blanche-alice-diop-reformuler-10.html


Alice Diop receives the prestigious Jean Vigo 2022 Award for "Saint Omer"

https://africanwomenincinema.blogspot.com/2022/10/alice-diop-receives-prestigious-jean-vigo-award.html


Alice Diop reflects on the literature of Annie Ernaux as a transformative feature of her experience as a woman 

https://africanwomenincinema.blogspot.com/2022/10/alice-diop-literature-of-annie-ernaux.html


Reflections from Audre Lorde

https://africanwomenincinema.blogspot.com/2022/09/alice-diop-we-will-no-longer-be-silent.html


Saint-Omer

https://africanwomenincinema.blogspot.com/2022/07/alice-diop-saint-omer-venezia-biennale.html


Alice Diop: We | Nous  - Winner of Best Film in Encounters at the Berlinale 2021

https://africanwomenincinema.blogspot.com/2021/03/berlinale-2021-alice-diop-we-nous.html


Alice Diop: Autour de "Nous" Centre Pompidou (Paris) - 11 - 14 fév. 2021

https://africanwomenincinema.blogspot.com/2022/02/alice-diop-autour-de-nous-centre.html


Addressing political issues through sensitivity and empathy

https://africanwomenincinema.blogspot.com/2016/05/alice-diop-addressing-political-issues.html


When Alice Diop takes us "towards masculine tenderness"

https://africanwomenincinema.blogspot.com/2016/03/when-alice-diop-takes-us-towards.html


Alice Diop’s "Towards Tenderness" and "La Permanence" (On Call) receive awards in Paris | Vers la Tendresse et La Permanence d'Alice Diop primés à Paris

https://africanwomenincinema.blogspot.com/2016/04/djia-mambu-alices-diops-towards.html


La Mort de Danton (The Death of Danton)

http://africanwomenincinema.blogspot.fr/2011/12/alice-diop-it-is-up-to-us-to-work-on.html

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