The purpose of the African Women in Cinema Blog is to provide a space to discuss diverse topics relating to African women in cinema--filmmakers, actors, producers, and all film professionals. The blog is a public forum of the Centre for the Study and Research of African Women in Cinema.

Le Blog sur les femmes africaines dans le cinéma est un espace pour l'échange d'informations concernant les réalisatrices, comédiennes, productrices, critiques et toutes professionnelles dans ce domaine. Ceci sert de forum public du Centre pour l'étude et la recherche des femmes africaines dans le cinémas.

07 February 2013

FESPACO 2013 - Yveline Nathalie Pontalier : Le marechalat du roi-Dieu | The Marshal of the God-king

Yveline Natalie Pontalier
Fespaco 2013 - Documentary | Documentaire

Le maréchalat du roi-Dieu | The Marshal of the God-king (2012)
Yveline Nathalie Pontalier (Gabon)

The filmmaker | La réalisatrice

[English]
Yveline Nathalie Pontalier, a documentary filmmaker from Gabon, studied techniques of image-cinema in Brussels. The issues of social exclusion are recurring themes in her film projects. These choices are driven by her personal background, her environment, and her desire to listen to the people to which no one listens in order to enable them to express themselves by showing the complexity of their lives beyond the clichés.

[Français]
Yveline Nathalie Pontalier, réalisatrice du Gabon, a fait des études en Techniques de l’image – Cinéma à Bruxelles. Les problématiques de l’exclusion sociale sont des sujets assez récurrents dans ses projets de films. Ces choix sont stimulés par son parcours personnel, son environnement, et l’envie d’écouter les gens que plus personne n’écoute pour leur permettre de s’exprimer en montrant la complexité de leur vie au-delà des clichés.

Synopsis

[English]
André Ondo Mba lives in a modest house in Libreville with his two sons. He suffers from acute paranoid schizophrenia and has become deaf. For the past twenty years he writes on walls, facades, and other parapets of Libreville. The contents of his messages often remain obscure to the viewers who venture there.

Le Maréchalat du roi dieu is a documentary which plays on extreme situations, letting them be heard and allowing them to express themselves. The level of attention that the filmmaker has developed provides the creative force for André Ondo Mba to express himself. One should note that his creativity must be located at the narrow border within the language that inhabits him (that which reveals his schizophrenia) and his artistic expression (the poetic structure of his universe, the graphic expression of this universe). What Yveline Nathalie Pontalier has been able to achieve is to honour an ephemeral graphist (a sort of mural painter writing in autopilot mode) who since the past twenty years journeys through the capital of Gabon making of it an immense canvas, a screen which plays out the exquisite cadavers of a misunderstood surrealist--so far. Everything is a matter of perspective...

[Français]
André Ondo Mba (A.O.M) vit à Libreville au Gabon avec ses deux fils dans une maison modeste. Il souffre de schizophrénie paranoïde aigue et est atteint de surdité. Depuis plus de vingt ans, il écrit sur les murs, les façades et autres parapets de Libreville. Le contenu de ses messages reste souvent hermétique pour les lecteurs qui s’y hasardent.

Le Maréchalat du roi dieu est un documentaire qui se joue des situations extrêmes, les entend et les laisse s’exprimer. La qualité de l’écoute développée par la jeune réalisatrice de ce film permet à la puissance créatrice de André Ondo Mba de s’exprimer. Précisons que la créativité du personnage peut être située à la frontière étroite du langage qui l’habite (ce qui relève de sa schizophrénie) et de son expression artistique (la structure poétique de son univers, l’expression graphique de cet univers). Le pari gagné du film de Nathalie Pontalier est de parvenir à honorer un graphiste de l’éphémère (une sorte de peintre muraliste maniant l’écriture automatique) qui depuis une vingtaine d’années parcourt la Capitale du Gabon et en fait une immense toile, un écran qui se joue des cadavres exquis d’un surréaliste méconnu – jusque-là. Tout est affaire de point de vue...