The purpose of the African Women in Cinema Blog is to provide a space to discuss diverse topics relating to African women in cinema--filmmakers, actors, producers, and all film professionals. The blog is a public forum of the Centre for the Study and Research of African Women in Cinema.

Le Blog sur les femmes africaines dans le cinéma est un espace pour l'échange d'informations concernant les réalisatrices, comédiennes, productrices, critiques et toutes professionnelles dans ce domaine. Ceci sert de forum public du Centre pour l'étude et la recherche des femmes africaines dans le cinémas.

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08 September 2012

La cinéaste Marie-Louise Sarr au coeur du Master 2 Réalisation Documentaire de Création


Marie-Louise Sarr, cinéaste et Chargée de la gestion du Master 2 Réalisation Documentaire de Création (RDC) de l’Université Gaston Berger (UGB) à Saint-Louis au Sénégal nous parle de son parcours dans le cinéma et les activités autour du programme.

Marie-Louise, une petite biographie sur votre évolution dans le cinéma…

Mon chemin a croisé celui du cinéma en octobre 2007 précisément. Je venais de finir la rédaction de mon mémoire de maîtrise de géographie et j’apprenais l’ouverture imminente d’une formation en Réalisation de films documentaires à l’Université Gaston Berger.

Ayant longtemps rêvé de faire des sensibilisations par l’image, je ne pouvais rater l’occasion de tenter ma chance. C’est ainsi que j’ai proposé ma candidature et elle fut retenue. Commença alors mon apprentissage du cinéma avec des camarades de promotion venus d’autres pays africains. Les débuts étaient difficiles car j’étais la seule de la promotion à n’avoir fait ni film, ni résidence d’écriture, ni études en cinéma. J’avais du mal à suivre le groupe mais petit à petit j’ai suivi le rythme et au final j’ai eu mon diplôme et réalisé un film de fin d’étude, « Chaîne alimentaire », qui a eu beaucoup de succès dans les festivals.

Dès lors, ma passion pour le cinéma ne cesse de grandir. En octobre 2010, j’ai été recrutée par l’UGB et Africadoc pour assurer la gestion, l’accompagnement et le suivi du Master 2 Réalisation Documentaire de Création. Depuis, je côtoie quotidiennement les étudiants et formateurs du Master, ce qui me permet de m’imprégner encore du documentaire et de suivre certains cours. C’est dans ce cadre que l’idée m’est venue de mettre en place, en 2011, une structure audiovisuelle à Saint-Louis spécialisée sur les films de commande et la couverture des grands événements de la ville pour être à termes « la mémoire de la vieille ville ». Actuellement je prépare le tournage de mon premier long-métrage « Retour à Joal » prévu le 10 septembre 2012.

Le Master 2 RDC de l’Université Gaston Berger qui existe depuis 2007, quels sont les objectifs de cette initiative. Et quels sont les résultats depuis cinq ans ?

Le Master 2 Réalisation Documentaire de Création a été mis en place à l’Université Gaston Berger du Sénégal en octobre 2007 grâce à la coopération entre l’Université Gaston Berger pour le Sénégal, l’Université Stendhal de Grenoble et l’Association Ardèches Images (Africadoc) pour la France. Il accueille chaque année 8 étudiants originaires d’Afrique francophone et pour la première fois, une candidature française à été retenue pour la promotion 2012-2013.

Le Master répond aux objectifs  suivants: 
-     Donner aux étudiants accès aux enjeux artistiques et industriels qui traversent la culture documentaire ; 
-     Doter l’Afrique de l’ouest d’une formation de haut niveau dans un domaine où le continent doit être présent sous peine de dilution culturelle ;
-     Amplifier le tissu des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel documentaire en Afrique ; 
-     Assurer le renouvellement des générations et globalement amener la profession à un haut niveau de qualification. 

Depuis cinq ans que le Master existe, une trentaine de films ont été réalisés sur Saint-Louis et ses environs, ce qui constitue un patrimoine visuel important. Aussi, avec les projections périodiques organisées dans les quartiers et les cinéclubs hebdomadaires à l’université, un public cinéphile est en train de se créer dans la vieille ville de même qu’un cadre d’échange entre cinéastes, cinéphiles, étudiants et hommes de culture. À cela s’ajoute la promotion de la culture africaine par la présence des diverses nationalités dont chacune laisse son empreinte dans les différents films réalisés chaque année.

Pouvez-vous nous parler de votre expérience en tant que Chargée de la gestion du Master 2 RDC ?

Il m’est difficile de parler de mon expérience puisque j’en ai pas encore beaucoup. C’est vrai que j’ai eu à encadrer deux promotions mais il en faut plus pour acquérir de l’expérience. 

Tout ce que je puis dire c’est que j’apprends beaucoup aux contacts des différentes nationalités que je côtoie (étudiants comme formateurs). Ce n’est certes pas facile de gérer des adultes venant d’horizons différents et ayant une culture et une éducation différentes, mais à force de communiquer et d’essayer de comprendre l’autre, on arrive à instaurer un tant soit peu le dialogue nécessaire à la formation et au travail en équipe.
Concernant l’aspect administratif dont je n’avais que des notions basiques au départ, je peux dire, modestie à part, que je me débrouille pas mal surtout s’agissant du planning et de la programmation des enseignements.

Il y a plusieurs événements liés au Master 2 RDC (un festival, une journée d’études) quel est le résultat en ce qui concerne le public sénégalais en particulier et la culture cinématographique en général ?

Le festival « Saint-Louis en Images » qui est une initiative de la cinquième promotion du Master RDC est à ces débuts. La première édition était un test pour mesurer le thermomètre de la mobilisation des saint-louisiens et leur intérêt pour le cinéma. Cette année, nous avions plus misé sur les écoles mais pour les prochaines éditions, nous comptons élargir notre champ d’action pour toucher le maximum de gens.

Quant à la journée d’études organisée chaque année par le GRECIREA (Groupe d'Etude Cinéma du Réel Africain), elle  produit une réflexion pluridisciplinaire sur l'émergence, depuis les années 2000, d'un nouveau cinéma documentaire en Afrique. Les organisateurs de cette journée pourront vous apporter plus de détails sur ses répercussions sur le public sénégalais.

Je vois aussi une forte présence des femmes au Master 2 RDC, croyez-vous que cette tendance est due au recrutement ou du résultat d’une prise de conscience chez les femmes vis-à-vis ce métier ?

La forte présence des femmes vient d’abord du recrutement. Depuis la première promotion, le Master encourage les candidatures féminines. Ainsi la 1ére promotion comptait 4 filles et 4 garçons, la deuxième 5 garçons et 3 filles, la troisième 4 garçons et 4 filles et ainsi de suite...Mais, je crois que c’est une tendance plus généralisée qui ne se limite pas qu’au cinéma. Nous vivons une époque où la « parité » fait loi et cela suscite une prise de conscience chez les femmes qui s’orientent vers presque tous les secteurs d’activités. Il n’y a plus d’activité strictement réservée aux hommes et vice versa. A mon avis, cette vague n’a pas épargné le 7e art. D’où l’affluence des candidatures féminines.

Entretien avec Marie-Louise Sarr par Beti Ellerson, septembre 2012.

06 August 2012

Eliaichi Kimaro: Tracing her Tanzanian roots in "A Lot Like You"


In the 2 August 2012 NPR/National Public Radio interview with Michel Martin, Eliaichi Kimaro talks about her documentary A Lot Like You. "There's something that's very, very powerful and very primal about the desire to connect with people through story, which is why I love the title of our film, A Lot Like You. I came to see a lot of myself in my aunts when I wasn't expecting to. I came to see a lot of myself in my dad in ways that were surprising to me."

Filmmaker Eliaichi Kimaro, a first-generation American of a Tanzanian father and Korean mother, both economists, tells a personal history tracing her Tanzanian roots. Upon retirement, her father returns to Tanzania; she follows him with her camera discovering a side of the family she knew little about. Listen and read entire interview: http://www.npr.org/2012/08/02/157788525/tracing-her-familys-tension-longing-through-film

Link:

Eliaichi Kimaro: Sur les traces de ses racines tanzaniennes


Dans une interview radiophonique en anglais avec Michel Martin sur NPR/National Public Radio, le 2 aout 2012, Eliaichi Kimaro parle de son film documentaire A Lot Like You. « Le désir de se connecter avec les gens à travers l'histoire est très fort, quelque chose de primordial. C'est la raison pour laquelle j'aime beaucoup le titre de notre film, A Lot Like You (tellement comme vous). Je ne m'attendais pas de retrouver dans mes tantes autant de moi-même. Ainsi avec mon père, j'ai été étonnée de voir autant de ressemblances. »

La réalisatrice Eliaichi Kimaro, américaine de première génération avec un père tanzanien et une mère coréenne, tous deux économistes, raconte une histoire personnelle en traçant ses racines tanzaniennes. À la retraite, son père rentre en Tanzanie, elle le suit avec sa caméra pour retrouver une partie de sa famille qu'elle ne connaissait pas.

Lire et écouter l'interview dans son intégralité en anglais : http://www.npr.org/2012/08/02/157788525/tracing-her-familys-tension-longing-through-film

Lien en anglais :

22 July 2012

Chinonye Chukwu’s Alaskaland


ALASKALAND TELLS THE STORY

...of Chukwuma, an Alaskan-raised Nigerian struggling to balance the expectations of his traditional Nigerian parents and the larger world around him. After a tragic car crash, Chukwuma is separated from his younger sister, Chidinma, who moves to Nigeria with their uncle until she becomes of legal age.

Two years later the siblings reconnect to find their estrangement has created new personal and cultural frictions in ways that bring them closer to each other and their roots, as well as help them define what it means to be a Nigerian in Alaska.

Born in Rivers State, Nigeria, filmmaker Chinonye Chukwu was raised in Fairbanks, Alaska to parents who settled in Alaska as engineers. She grew up navigating between her Nigerian traditions and her American Arctic environment. While not autobiographical, Alaskaland reflects the environment and conditions that inform the development of her layered identities.

Alaskaland de Chinonye Chukwu


ALASKALAND RACONTE L'HISTOIRE

... de Chukwuma, un Nigérian qui a grandi en Alaska et s’efforce de trouver l’équilibre entre les attentes du monde qui l’entoure et les aspirations que ses parents nigérians très attachés aux traditions nourrissent pour leurs enfants. Après un accident tragique de la route, Chukwuma se sépare de Chidinma, sa sœur cadette, qui va vivre avec leur oncle au Nigeria jusqu'à ce qu'elle atteigne l'âge de la majorité.

Deux ans plus tard le frère et la soeur se retrouvent. Ils se rendent compte que leur séparation a créé de nouveaux conflits personnels et culturels mais de manière qui les amènent à se rapprocher l’un de l’autre et de leur origine. Ainsi que de les aider à définir ce que signifie être Nigérian en Alaska.

Née à Rivers State, Nigeria, la cinéaste Chinonye Chukwu a grandi à Fairbanks, en Alaska avec ses parents qui étaient tous deux ingénieurs. Depuis son enfance, elle a navigué entre ses traditions nigérianes et son éducation américaine arctique. Alaskaland n’est pas pourtant autobiographique, le film reflète le milieu et les circonstances qui font la fondation de son identité plurielle.

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