The purpose of the African Women in Cinema Blog is to provide a space to discuss diverse topics relating to African women in cinema--filmmakers, actors, producers, and all film professionals. The blog is a public forum of the Centre for the Study and Research of African Women in Cinema.

Le Blog sur les femmes africaines dans le cinéma est un espace pour l'échange d'informations concernant les réalisatrices, comédiennes, productrices, critiques et toutes professionnelles dans ce domaine. Ceci sert de forum public du Centre pour l'étude et la recherche des femmes africaines dans le cinémas.

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15 September 2023

Argumentaire: Colloque international : Le cinéma et l’audiovisuel marocain au féminin - 18 et 19 avril 2024

Université Cadi Ayyad
Faculté des Lettres et Sciences Humaines – Marrakech

Laboratoire Langue Identité Médias Patrimoine Culture et Tourisme LIMPACT 




Colloque international : 18 et 19 avril 2024


Le cinéma et l’audiovisuel marocain au féminin


Argumentaire 


Durant ces deux décennies, on a assisté à une féminisation des métiers du cinéma et de la télévision. Les postes dans le milieu de l’audiovisuel se féminisent de plus en plus. Les femmes occupent désormais des postes de réalisateurs, de monteurs, de cadreurs, de gérants de salle de cinéma, de producteurs... Cet état de fait interpelle les chercheurs et les observateurs et les pousse à s’interroger sur la nature de ce nouveau regard féminin ainsi que sur les conditions socio-culturelles de son émergence. 


Le présent colloque international s’inscrit dans le cadre du projet Ibn Khladoun « Cinéma, télévision et genre : évolution de la représentation de la femme à travers les médias marocains », financé par le Centre National pour la Recherche Scientifique et Technique. Il vise à : 


1- établir un état des lieux de la participation féminine à la création filmique ; 


2- interroger l’apport du regard féminin à la fois au niveau esthétique et au niveau thématique. 


À la croisée des pratiques littéraires, linguistiques, sémiotiques et esthétiques, le projet de recherche a été initié en 2020, quelques mois avant la pandémie. 


L’équipe de recherche du laboratoire Langue Identité Médias Patrimoine Culture et Tourisme (LIMPACT), porteuse du projet, a publié un livre analytique sur les femmes à l’écran et derrière la caméra, Le Cinéma marocain au féminin. Elle a également participé à la réalisation d’une trentaine de documentaires sur les métiers de réalisatrice, scénariste, productrice, monteuse, preneuse de son, accessoiriste, costumière, maquilleuse... 


Pour clore le projet, l’équipe de recherche du laboratoire LIMPACT organise un colloque international qui invite à réfléchir sur les nouvelles questions liées à la femme au cinéma et à la télévision.


Les axes d’études du colloque 


Axe 1 : L’espace féminin dans le cinéma marocain 


Dans les premiers films tournés au Maroc, le regard porté sur la société était occidental : les réalisateurs, tous étrangers, portaient un regard plus ou moins « réaliste ». Ils racontaient et parlaient de la société de l’époque. Ils avaient une vision esthétique et cinématographique propres à eux. Certains cinéastes marocains, qui ont pris la relève, ont choisi un autre point de vue. D’autres se sont contentés de construire leur propre imaginaire en filmant des femmes « pieuses ou impies ». L’espace de la cuisine était associé aux femmes et celui du dehors (café, souks) aux hommes.

 

Aujourd’hui qu’en est-il de cet espace ? Est-il toujours protégé comme avant ou est-il devenu un espace clos, non protégé, un espace ouvert et insignifiant ?

 

Selon le critique Mohammed Bakrim, le cinéma est une « “boîte noire” des sociétés modernes » (Le Miroir et l’Écho, 2018, p. 16). S’agissant du cinéma dans les pays du Maghreb, l’auteur dit ceci : « Les trois cinéma ont ainsi forgé des grammaires narratives emblématiques distinctes : un protagoniste déclassé social pour le cinéma marocain (tendance réaliste), un héros national (tendance épique) pour le cinéma algérien et un héros mélodramatique pour le cinéma égyptien (tendance romantique). » (id., p. 17).

 

Dans un passage consacré à la figure de la femme dans le cinéma marocain, le critique énumère quatre fonctions : « l’épouse soumise, la mère dévouée, la jeune fille rebelle et la prostituée. » (id., p. 167). 


Ce colloque propose de réfléchir sur la manière de filmer les actes routiniers des femmes, cette réalité ordinaire que les cinéastes transposent à l’écran. Il vise principalement à éclairer sur les gestes cinématographiques adoptés pour filmer les corps féminins, les gestes routiniers des femmes ménagères en cuisine, dans le salon.

 

Ce colloque tentera de répondre aux questions suivantes: comment l’espace cinématographique est-il filmé ? Comment les lieux traditionnels occupés par les femmes et les hommes sont-ils filmés ? Quels sont les rôles masculins/féminins dans cet espace ? Les imaginaires sont-ils décrits de manière objective ? Qu’en est-il des plans utilisés, du son, de la narration, du montage, etc. ? Sont-ils réfléchis et liés à la société ou calqués sur autre modèle ? Comment cet espace cinématographique a-t-il été investi par le cinéma, qu’il s’agisse de l’espace citadin ou de l’espace rural ? De même, pour le désert et son infinitude, comment a-t- il été capté pour les cinéastes ?

 

Axe 2 : Représentations de la féminité : polyphonie et mutations des regards 


Raconter le réel de manière fidèle n’est pas toujours une tâche confortable pour un cinéaste qui se confronte à une réception de plus en plus populaire. L’artiste, qu’il soit acteur ou réalisateur/scénariste, peut moins librement s’exprimer sans risquer sa vie, celle de son entourage. Le film Les Yeux secs (2003) de Narjiss Nejjar, accueilli chaleureusement par les spectateurs au Festival de Cannes, donne un regard négatif sur les femmes et sur leur rôle dans la société marocaine. L’Enfant endormi (2004) de Yasmine Kassari met en lumière l’image de la femme passive qui attend le retour d’un mari – qui ne revient jamais – pour accoucher.

 

Dans une série télévisée projetée cette année pendant le mois de Ramadan et dont l’audience bat tous les records de l’année, on nous raconte l’histoire d’un homme déçu par sa femme qui n’est attirée que par son argent. Celui-ci décide alors de se marier une deuxième fois, puis une troisième fois... 


On note tout de même que dans certaines séries, on est passé de l’espace domestique (chambre, salon, patio, jardin...) à un espace de travail comme l’hôpital, le bureau, le supermarché, le café...

 

Axe 3 : La critique cinématographique et audiovisuelle

 

Il existe peu de revues connues et accessibles à tous les cinéphiles comme il existe peu de critiques femmes dans les revues de cinéma et/ou d’audiovisuel. Les revues, si elles existent, sont semestrielles ou annuelles et sont souvent le fruit de l’effort personnel d’un corps professoral académique et universitaire.

 

La critique cinématographique au Maroc est dominée par les hommes. Rares sont les femmes qui acceptent d’intégrer un groupement de critiques cinéphiles. On peut citer quelques exceptions dans les clubs de cinéma : Amina Sibari, Leila Charadi et d’autres. La majorité de ces femmes ont une formation universitaire de haut niveau. Elles écrivent car elles sont passionnées. Elles écrivent car elles sont engagées pour la cause féminine. Elles sont parfois responsables de festivals, enseignantes, pharmaciennes...

 

Les formations dans le domaine de la critique cinématographique et audiovisuelle restent dominées par la théorie. Les cours sont assurés par des universitaires autodidactes, du fait que les formations doctorales sur le cinéma et l’audiovisuel viennent de naître dans l’espace universitaire.

 

Axe 4 : Femmes derrière la caméra au cinéma et à la télévision


Qui mieux qu’une femme pourrait parler des représentations féminines dans le champ audiovisuel marocain et des images véhiculées par ce médium ?


Fatima Loukili est une scénariste ; elle a endossé des responsabilités à la télévision et à la Commission d’Aide et de Soutien à la production au Centre Cinématographique Marocain (CCM). En compagnie de Farida Benlyazid, elle a été scénariste et actrice du film Ruses de femmes.

 

La scénariste et réalisatrice Bouchra Malak représente, quant à elle, la nouvelle génération de cinéastes femmes. Cette génération, à l’instar de ces prédécesseurs, est porteuse de nouveaux projets. Elle cherche le renouveau. Elle est formée dans les universités marocaines, les instituts et les écoles de cinéma. La jeune productrice Fadila Taha, à titre d’exemple, est formée à l’université. Asma El Moudir, primée récemment à Cannes, l’est également.

 

D’autres femmes dont les films portent sur la cause féminine sont très engagées : Meryem Benm’Barek, scénariste et réalisatrice de Sofia, Maryam Touzani, membre du jury de la Compétition officielle du prestigieux Festival de Cannes de cette année, scénariste et réalisatrice de Adam et Le Bleu du caftan.

 

Au Maroc, le métier de scénariste reste toutefois peu connu. Le scénario est la structure profonde du récit filmique. C’est la base de toute production audiovisuelle. Malheureusement, rares sont les femmes qui écrivent pour la télévision et le cinéma. Les formations en écriture de scénario sont absentes. On doit s’expatrier à l’étranger (États-Unis ou Europe) pour poursuivre une formation de qualité.

 

Bouchra Malak, scénariste et réalisatrice de la série Bnat Lassas (« Les filles du gardien ») distribuée dans le monde arabe, a connu un grand succès au Maroc pendant le mois sacré de Ramadan. Elle donne une image positive des femmes. À l’instar de ce qui est procédé dans les séries turques, elle montre des actrices qui incarnent des rôles positifs (médecin, infirmière...). Dans ces films, la femme n’est ni sorcière, ni mégère, ni prostituée, elle est belle et intelligente.

 

En somme, la présence des femmes à la télévision, dans le scénario, la réalisation, le son, la production et la distribution est forte, plus que jamais. Ce médium proche du public n’est-il pas un moyen de rapprocher le spectateur de sa propre image et de son vécu routinier et quotidien ? la forte consommation des séries turques à la télévision n’est-elle pas la preuve que le public est là et que son intelligence est à respecter, à considérer, voire à cultiver et à revaloriser ? 


Ce colloque constituera également l’occasion de réfléchir sur les métiers de la distribution et de la production : qu’en est-il au Maroc, la femme est-elle présente ? Qu’en est- il des films produits par des femmes ? Ont-ils un impact sur la place des femmes dans la société marocaine ? Bien évidemment nous prévoyons aussi un espace de discussion pour des lectures comparatives, ce sera l’occasion de projeter autrement chacun des axes du colloque. Qu’en est- il des cultures semblables ou différentes a priori de celles propres à l’espace marocain ? Quelles singularités, dans ces autres cultures, caractérisent la présence et l’action des femmes au cinéma, à l’écran et dans l’ensemble des métiers afférents ? Quels éclairages ou quels rétro- éclairages ces singularités apportent-ils aux interrogations à propos de la place de la femme dans le cinéma marocain, etc.? Il nous semble nécessaire que les biais de généricité soient interrogés ici. Et si cela est observable, quel serait, en l’occurrence, l’apport de tels biais à la définition et à la description du système général du cinéma et de l’audiovisuel au féminin ?

 

Modalités et calendrier 


Le colloque est ouvert aux chercheurs nationaux et internationaux, aux professionnels des métiers de l’audiovisuel, aux responsables des chaînes de télévision. Les contributions privilégieront les cas d’étude, enquêtes, expériences personnelles des parties prenantes à la réalisation, la production, ainsi que leurs analyses.

 

Chaque proposition devra comporter le nom et l’adresse e-mail de l’auteur, sa discipline et son institution (université, société...). 


Délai de réception des résumés : 20 décembre 2023


-  Les propositions sont à envoyer à cette adresse : colloquecinema.aufeminin@gmail.com

-  Les auteurs ayant soumis des propositions recevront une réponse au plus tard le 20 janvier 
2024.

-  Le colloque est prévu les 18 et 19 avril 2024 à la Faculté des Lettres et des Sciences 
Humaines de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech.

-  Un dispositif de communication en ligne sera mis en place pour les auteurs qui ne pourront 
pas se déplacer.

-  Les communications, d’une durée de 20 minutes, pourront être prononcées en arabe, en 
français, en anglais ou en espagnol.

-  Le texte définitif, d’une longueur comprise entre 50 000 et 60 000 signes, doit être envoyé 
avant le 30 juin 2024 à l’adresse suivante : colloquecinema.aufeminin@gmail.com

-  Les textes nécessitant des révisions seront renvoyés à leurs auteurs pour des ajustements 
et un retour avant le 30 septembre 2024.

-  Les actes du colloque seront publiés dans la revue IMIST-CNRST du laboratoire 
LIMPACT.

 

Comité scientifique 


Driss Ablali (Université de Lorraine) ; Mouad Adham (UCA. FLSHM); Youssef Ait Hammou (Université Cadi Ayyad. Faculté des Lettres et des Sciences Humaines) ; Lalla Khadija Yousfi Alaoui (UCA. FLSHM) ; Karima Benelbida (UCA. FSSM) ; Ayoub Bouhouhou (UCA. FLSHM) ; Samir Bouzrara (UCA. FLSHM) ; Roland Carrée (ÉSAV Marrakech) ; Estelle Epinoux, Université de (UCA. FLSHM) ; Limoges, Abdelhaï Sadiq (UCA. FLSHM) ; Claude Forest (Université de Strasbourg) ; Fatima Zohra Iflahen (UCA. FLSHM) ; Anass Motia (UCA. FLSHM) ; Didier Tsala (Université de Limoges). 


Comité d’organisation

 

Professeurs : Khadija Alaoui, Karima Benlbida, Ayoub Bouhouhou,


Doctorants : Zahra Belkouki ; Adam Ghannab (UCA. FLSHM); Hind Ibaachen (UCA. FLSHM); Fadila Taha (UCA. FLSHM)

09 September 2023

Sabrina Onana: Je suis noire, je suis belle, (I am black, I am beautiful)

Sabrina Onana
Je suis noire, je suis belle
(I am black, I am beautiful)


Interview: rencontre avec la réalisatrice Sabrina Onana  (In French). Published on August 31, 2023

https://www.youtube.com/watch?v=ypQd9IGcyek


Sociologue, photographe et réalisatrice, Sabrina Onana signe un deuxième long métrage consacré à la femme noire. Dans son documentaire, "Je suis noire, je suis belle (phrase inspirée d’un verset biblique Je suis noire, mais je suis belle”) , la réalisatrice donne la parole à 12 femmes noires qui évoquent sans tabou leurs douloureuses expériences d'être une femme noire dans un monde où les codes de la beauté sont régies par des critères européens.


Sociologist, photographer and filmmaker, Sabrina Onana signs a second film dedicated to black women. In her documentary, I am black, I am beautiful (phrase inspired by the biblical verse "I am black, but I am beautiful”), the filmmaker gives voice to 12 black women who speak without taboo about their painful experiences of being a black woman in a world where beauty codes are hegemonized by European standards.



08 September 2023

Safi Faye à l’affiche - Safi Faye in the Spotlight - 45è édition - Le Festival des 3 Continents - Nantes et en Loire-Atlantique 2023

La réalisatrice Safi Faye à l’Affiche
Director Safi Faye in the Spotlight
45è Édition
Le Festival des 3 Continents - Nantes et en Loire-Atlantique
2023

https://www.3continents.com/fr/actu/affiche-2023-safi-faye/


Hommage à Safi Faye (Sénégal)


Cinéaste pionnière et première femme d’Afrique subsaharienne à réaliser un long métrage (Lettre paysanne, 1975 - Prix Georges Sadoul et Prix de la critique au Festival de Berlin), Safi Faye s’est éteinte en février dernier, au moment même où le Festival des 3 Continents s’apprêtait à l’inviter à présenter l’intégralité de son travail à Nantes. Formée à l’ethnologie à l’EHESS puis à l’école Louis Lumière, elle quitte son poste d’enseignante pour se consacrer au septième art après avoir rencontré Jean Rouch qui lui confie un rôle dans Petit à Petit. Autrice d’une œuvre à la forte empreinte documentaire, Safi Faye saisit les outils du cinéma non seulement comme ceux d’une possible émancipation féminine, sociale et coloniale mais aussi pour rendre à une tradition orale, gestuelle et terrienne sa force et son histoire. Cinéaste fidèle à son Sérère natal, Safi Faye est l’incarnation pleine et entière d’une africanité face aux défis de son temps.


Pioneering cineaste and the first woman of SubSahara Africa to make a feature film (Peasant Letter, 1975 - Prix Georges Sadoul et Prix de la critique au Festival de Berlin), Safi Faye passed away last February at the same moment that the Festival des 3 Continents was preparing to invite her to present her body of work in Nantes. Trained in ethnology at the EHESS and the Louis Lumière film school, she left her position as teacher to focus on the Seventh Art after meeting Jean Rouch who presented her with a role in Petit à Petit. Author of a work with a strong documentary footprint, Safi Faye seized the tools of cinema not only as a possible means of social, colonial and women’s emancipation, but also to restore the vitality and history of an oral, gestural and community-based tradition. A cineaste loyal to her native Serer roots, Safi Faye is the full and true embodiment of Africanness, facing the challenges of her time.


Avec Safi Faye | With Safi Faye


France - Documentaire - Couleur - 19′


In partnership with INA the extracts of interviews of Safi Faye introduces different sections of the homage to the cineaste. The screening of Ambassades nourricières the 3rd of December is preceded by the entirety of the archives.


En partenariat avec l’INA (Institut national de l’audiovisuel), des extraits d’interviews de Safi Faye introduisent différentes séances de l’hommage à la cinéaste. La projection d’Ambassades nourricières le 3 décembre est précédée par l’ensemble de ces archives.



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These interviews give us the opportunity to hear to Safi Faye, a rare moment, at the time of the presentation of Mossane at the Cannes Film Festival in 1996, and the theatrical release in 1998, which coincides with the retrospective at the International Festival of Film de Femmes de Créteil dedicated to her. Safi Faye is garnering rather late media attention, as Mossane is her last film. This perhaps explains the sense of wariness that one may perceive in her voice, and in her expression. But what we hear above all is a mixture of humility and audacity, affirmation and restraint, the same mixture which shapes the tone of her films. AR


Ces entretiens nous donnent à entendre la parole, rare, de Safi Faye, au moment de la présentation de Mossane au Festival de Cannes en 1996, puis de la sortie en salles du film en 1998, qui coïncide avec la rétrospective que le Festival International du Film de Femmes de Créteil consacre à la cinéaste. Safi Faye accède à une médiatisation bien tardive, puisque Mossane est son dernier film. Cela explique peut-être la pointe de méfiance que l’on perçoit dans sa voix, et les regards en coin qu’elle distribue. Mais ce qu’on y entend surtout, c’est un mélange d’humilité et d’audace, d’affirmation et de retenue, ce même mélange qui façonne le ton de ses films. AR



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Le Festival des 3 Continents a le plaisir de vous révéler l’affiche de sa 45ème édition qui se tiendra à Nantes du 24 novembre au 3 décembre 2023 à Nantes et en Loire-Atlantique.


L’affiche réalisée par le studio graphique Lesbeauxjours représente un portrait de la réalisatrice sénégalaise Safi Faye à laquelle le festival rend hommage à travers une rétrospective intégrale de son œuvre.


“Cinéaste pionnière et première femme d’Afrique subsaharienne à avoir réalisé un long-métrage (Lettre paysanne, 1975 – Prix Georges Sadoul et Prix de la Critique à Berlin), Safi Faye est disparue en février dernier à l’heure où nous nous apprêtions à l’inviter ce mois de novembre à présenter l’intégralité de son travail au Festival des 3 Continents, déclare Jérôme Baron, directeur artistique du festival. Un hommage se substitue désormais à cette invitation à laquelle d’un geste de la main, le sourire montant dans les yeux, la cinéaste semble répondre depuis une salle de montage où elle travaillait.”


De ses débuts comme actrice chez Jean Rouch à la singularité d’une œuvre à la forte empreinte documentaire, Safi Faye aura saisi les outils du cinéma non seulement comme ceux d’une possible émancipation féminine, sociale et coloniale mais aussi pour rendre à une tradition orale, gestuelle et terrienne sa force et son histoire. Africaine, paysanne fidèle à son Sérère natal, cinéaste engagée, femme libre, Safi Faye aura moins été une personnalité aux multiples facettes que l’incarnation pleine et entière d’une africanité face au défi de son temps.

Les grands axes de la programmation du Festival des 3 Continents seront rendus publics prochainement et la Sélection officielle révélée le 9 novembre 2023, lors d’une conférence de presse.


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45th Edition · Director Safi Faye in the Spotlight


The Festival des 3 Continents is delighted to unveil the poster for its 45th edition, which will be held in Nantes, France, from November 24th to December 3rd 2023.


The poster, designed by Lesbeauxjours graphic agency, features a portrait of the Senegalese director Safi FAYE, to whom the festival is paying tribute. 


"She was a pioneer in filmmaking and the first woman from sub-Saharan Africa to make a feature film (Lettre paysanne, 1975 - Georges Sadoul Prize and Berlin Critics' Prize). Safi Faye passed away last February just as we were about to invite her to present all her work at the Festival des 3 Continents, says Jérôme BARON, the festival's artistic director. A tribute now replaces this invitation, to which the filmmaker seems to respond with a wave of her hand, a smile rising in her eyes, from an editing room where she used to work" 


From her beginnings working as an actress with Jean ROUCH to the singularity of a body of work with a strong documentary imprint, Safi Faye has seized the tools of cinema not only as those of a possible feminine, social and colonial emancipation, but also to give back to an oral, gestural and earthy tradition its strength and its history. An African woman, a peasant loyal to her native Sérère, a committed filmmaker and a free woman, Safi Faye was not so only a multi-faceted personality but also the full and complete embodiment of an African identity facing up to the challenges of her time.


Films


La Passante (1972) sous reserve - subject to confirmation

Lettre Paysanne ( Kaddu Beykat) 1975

Fad'jal (Grand-Père, Raconte Nous) 1979

Moi, Ta Mère (Man Say Yay) 1980

Les âmes au soleil (Souls under the Sun) 1982

Ambassades Nourricières (1984)

Mossane (1996)

Avec Safi Faye (1979, 1998)

Leçon de cinémas avec Safi Faye (2008)

07 September 2023

Cheryl Dunye: Watermelon Woman - Some Prefer Cake - Bologna Lesbian Film Festival 2023

Cheryl Dunye
Watermelon Woman
Some Prefer Cake - Bologna Lesbian Film Festival 
2023

https://someprefercakefestival.com/schede/watermelon-woman/


Domenica 24/09 Ore 11.00 –
Sala Scalo Del Nuovo Cinema Nosadella – In Collaborazione Con Centro Di Documentazione Flavia Madaschi

Introduce Il Film Sara De Giovanni, Responsabile Del Cdoc Flavia Madaschi

Regia Di Cheryl Dunye – Usa, 2013
Lesbian Cult – Commedia, 90′

Lingua Inglese Con Sottotitoli In Italiano
Traduzioni Di Chiara Masini

Il lungometraggio d’esordio di Cheryl Dunye vede la regista nel ruolo di se stessa, confermando lo stile confessionale che caratterizza la sua filmografia. Decisa a fare un film sulla bellissima attrice nera degli anni ‘30 nota come “The Watermelon Woman”, Cheryl si avventura alla scoperta del suo vero nome e della sua vita, che a sorpresa comprende una storia d’amore con Martha Page, una delle rare registe donne di Hollywood.

Nel film compaiono protagoniste della scena lesbica americana come Guinevere Turner, Sarah Schulman, Camille Paglia.

***


This year we present the lesbian cult in collaboration with Centro Di Documentazione Flavia Madaschi, community archive and expression of research, conservation, protection and analysis of the cultural heritage of the Italian LGBTQIA+ movement. Here is Watermelon Woman, the first film from director Cheryl Dunye!


The feature film sees the director in the role of herself, confirming the professional style that characterizes her filmography. Set on making a movie about the beautiful 1930s black actress known as "The Watermelon Woman," 


Cheryl ventures to uncover her real name and her life, which surprisingly includes a love affair with Martha Page, one of the few female directors in Hollywood.


***


Nous présentons cette année le culte lesbienne en collaboration avec Centro Di Documentazione Flavia Madaschi, archive communautaire et expression d'une recherche, conservation, protection et analyse du patrimoine culturel du mouvement italien LGBTQIA+.


Voici Watermelon Woman, le premier film de la réalisatrice Cheryl Dunye !

Le long-métrage voit la réalisatrice dans le rôle d'elle-même, confirmant le style professionnel qui caractérise sa filmographie.


Décidéé de faire un film sur la belle actrice noire des années 1930 connue sous le nom de « The Watermelon Woman», Cheryl s'aventure à la découverte de son vrai nom et de sa vie, qui inclut étonnamment une histoire d'amour avec Martha Page, l'une des rares réalisatrices à Hollywood.

03 September 2023

Salon du cinéma au féminin - Pitch O' Feminin 2023 - 10 Finalists - l'Academie du cinéma au féminin - Women Film Academy

Salon du cinéma au féminin

Pitch O' Feminin 2023 - 10 Finalists

L'academie du cinéma au féminin  - Women Film Academy


Salon du cinéma au féminin présente les 10 femmes qui entrent dans l’incubateur l'Academie du cinéma au féminin. Pendant 12 mois, elles bénéficieront de renforcement de capacités, de réseautage, de stage et de mentorat. Après le PITCH final le 7 octobre, les 3 dont les projets seront produits par les producteurs partenaires.


Ce sont

Grand Prix Fiction du Meilleur Projet

Meilleur Projet Documentaire

Prix du Public du Meilleur Projet (choisir à la suite d'un vote)


***


The Salon du cinéma au féminin presents the 10 women who will join the Women Film Academy “incubator” this year. For 12 months, they will benefit from capacity building, networking, internship and mentoring. After the final PITCH on October 7,  3 projects will be produced by the partner producers.


Which include:

The Grand Prize for Best Fiction Project

The Best Documentary Project

The Audience Prize for best project (chosen following a vote)


10 Finalists - Pitch O' Feminin 2023


Dina Nomena Andriarimanjaka - Madagascar - Project: “Je ne suis pas Rihanna”

Hermem Freire - Cape Vert - Project: “Batuku”

Lynn Gitau - Kenya - Project: “Dominoes”

Salima Khalil - Chad - Project: “Nova, Mennissa et Emilie au gera”

Akabez Kirbo - Rwanda - Project: “Fetching for the Dream”

Aïssata Kone - Mali - Project: “Un bus pour Katalan”

Benedicte Kouadio - Côte-d'Ivoire - Project: “Bla”

Anaïs Maussia Kouakou - Côte-d'Ivoire - Project: “En Boucle”

Sharon Ogadula - Uganda - Project: “Strip Poker”

Gertrude Sigonda - Tanzania - Project: “Saudi za mto” 

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