The purpose of the African Women in Cinema Blog is to provide a space to discuss diverse topics relating to African women in cinema--filmmakers, actors, producers, and all film professionals. The blog is a public forum of the Centre for the Study and Research of African Women in Cinema.

Le Blog sur les femmes africaines dans le cinéma est un espace pour l'échange d'informations concernant les réalisatrices, comédiennes, productrices, critiques et toutes professionnelles dans ce domaine. Ceci sert de forum public du Centre pour l'étude et la recherche des femmes africaines dans le cinémas.

22 August 2016

Call for Papers | Appel à communication – International Conference | Colloque International - Strasbourg (France) : Producing films in/with Africa and the Middle East | Produire en/avec l’Afrique et le Moyen Orient

Call for Papers | Appel à communication – International Conference | Colloque International - Strasbourg (France) : Producing films in/with Africa and the Middle East | Produire en/avec l’Afrique et le Moyen Orient 

ENGLISH AFTER FRENCH TEXT

Institut de recherche sur le cinéma et l’audiovisuel 
HESCALE - Histoire, Économie, Sociologie des Cinémas d’Afrique et du Levant 

Appel à communication 
Colloque international – Strasbourg (France) –15, 16, 17 mars 2017 
Produire en/avec l’Afrique et le Moyen Orient 

Les cinémas maghrébins, arabes, méditerranéens ou africains ont constitué un objet prisé des recherches principalement pour ce que les films véhiculent, dans leur réception internationale, des préoccupations politiques, culturelles, sociales ou esthétiques des pays concernés. Par contre, les modes de production, la circulation des films n’avaient attiré l’attention que de rares chercheurs ou critiques du cinéma.

Et pourtant, l’Afrique perçue à tort comme un désert cinématographique, compte au-delà de Nollywood plusieurs cinémas nationaux, dont certains en renouveau. Elle n’a jamais produit autant de films qui sont très appréciés dans certains espaces et, à l’inverse, ignorés ou rejetés par d’autres. Dans le même temps, au Moyen-Orient, des pays sans cultures ni traditions de cinéma tentent aujourd’hui de redessiner les lignes de force de production et de circulation des images. En outre, la mutation numérique, et son impact économique et culturel, continuent de transformer les modes de production, de distribution et de diffusion des films. Si la fascination exercée par Nollywood a eu le mérite de considérablement renouveler les questionnements de la recherche concernant les modes de production, la distribution et la consommation des films, elle a aussi laissé dans l’ombre une myriade de contextes très différents et beaucoup plus contrastés.

Depuis quelques années, plusieurs initiatives ont mis en valeur de nouvelles perspectives de recherche jusque-là peu prisées (la distribution, la diffusion, l’exploitation, les publics), et évoqué l’importance des mutations récentes qui affectaient les cinémas du Maghreb, du Moyen Orient et d’Afrique subsaharienne. À l’issue des colloques « Activités, pratiques spectatorielles et cultures de cinéma en Afrique et au Moyen Orient » organisé à Strasbourg en mai 2015 et « Représentations du cinéma et pratiques spectatorielles en Afrique francophone » en mai 2016 à Marrakech, s’est constitué un groupe de recherche international et multidisciplinaire, HESCALE, désireux d’explorer l’organisation de l’activité cinématographique dans ses dimensions transnationales, nationales et locales. Plusieurs axes de recherche sont privilégiés : les publics, pratiques spectatorielles, cultures de cinéma et réception qui ont déjà fait l’objet de colloques et séminaires comme la circulation des films, des travaux que nous poursuivrons, et enfin et les enjeux politiques, culturels, économiques et industriels de la production, qui concernent le présent appel à communication.

Dans des pays caractérisés par une profusion d’images essentiellement venues d’autres continents, et par une production très inégale, voire inexistante, quels ont été les modèles dominants de production? Quels sont ceux que les mutations en cours font émerger? Quels sont les enjeux économiques, industriels et sociaux de cette mutation numérique? Quels en sont les principaux acteurs? Qu’en est-il de la participation et du rôle des États? Quels liens financiers, politiques, juridiques, demeurent avec les anciennes métropoles coloniales, avec les nouveaux acteurs de la production? Qu’en est-il des équipements et de la formation des personnels? De l’organisation de la diffusion des films sur les territoires? Des aires –géographiques, linguistiques, etc. - cohérentes se détachent-elles au sein de ces espaces? 

Les communications pourront privilégier plusieurs approches disciplinaires : 
-historiques : quelles évolutions dans la production des films, quantitatives et qualitatives, peut-on repérer pays par pays ou par zones, notamment depuis les indépendances? Comment se sont situées les interventions des États nationaux? Celles des regroupements régionaux (UEMOA, CEDEAO, etc.)? Quelles reconfigurations dans le temps du paysage des financements et des bailleurs de fonds étrangers?

-économiques : quelles contraintes majeures, financières et réglementaires, pèsent sur le métier de producteur selon les sous-régions? Quelles stratégies adaptatives sur des marchés en récession ou restreints ont adoptés les professionnels? Quelles influences sur les pratiques ont pu exercer les contraintes économiques et l’étroitesse des marchés? Quels liens avec les marchés vidéos, télévisuel, internet?

-sociologiques : quels parcours de producteurs et de productrices (origine, formation, etc.)? Quelles évolutions des métiers? Quels discours des professionnels? Comment s’organisent les tâches liées à la production, le cumul des métiers (avec celui de réalisateur et parfois de diffuseur, etc.)? Quels rôles ont exercé les regroupements de réalisateurs (FEPACI)? Quelles productions pour quelles cultures? 

Les communications pourront être prononcées en français ou en anglais, et devront être d’une durée de vingt à trente minutes. 

Le colloque accueillera des communications scientifiques, ainsi que des rencontres avec des professionnels. Il fera l'objet d'une publication. 

Envoyer un abstract de 300 à 500 mots, une courte bibliographie et une mini-bio à patricia.caille@unistra.fr, c.forest@unistra.fr avant le 30 octobre 2016. 

Comité scientifique 

Karine Blanchon, Université de Bordeaux Montaigne, France / Vincent Bouchard, University of Indiana, Etats-Unis / Patricia Caillé, Université de Strasbourg / Claude Forest, Université de Strasbourg / Honoré Fouhba, Centre National d’Éducation, Cameroun / Odile Goerg, Université de Paris 7 / Lamia Guiga Belkaied, ESAC, Tunisie / Nolwenn Mingant, Université Paris 3 Sorbonne nouvelle / Françoise Naudillon, Concordia University, Québec, Canada / Patrick Ndiltah, Université de N’djamena, Tchad / Justin Ouoro, Université de Ouagadougou, Burkina Faso. 

Comité organisateur du colloque: Patricia Caillé, Claude Forest, les étudiants de la 3ème promotion du Masters 2 Coproduction internationale d’oeuvres cinématographiques et audiovisuelles 

Bibliographie indicative : 
– ALBERSTAT Philip, The Insider's Guide To Film Finance, Focal Press, (2004) 2013, 280 p. 
– BARLET Olivier, Cinémas d’Afrique des années 2000, Paris, L’Harmattan, 2012, 442 p. 
– BEAUCHEMIN-FLOT Christine et FLOT Yannick, La vie des productrices, Séguier, 2016, 300 p. 
– BENHAMOU Françoise et FARCHY Joëlle, Droit d’auteur et copyright, La découverte, (2009) 2014, 126 p. 
– CRETON Laurent, DÉHÉE Yannick, LAYERLE Sébastien et MOINE Caroline (dir.), Les producteurs : enjeux créatifs, enjeux financiers, Nouveau monde éditions, 2011, 392 p. 
– DAVIES Adam et WISTREICH Nicol, The Film Finance Handbook: How to Fund Your Film: New Global Edition, International Edition, 2007, 480 p. 
– DIAWARA Manthia, African cinema. Politics and culture, Bloomington, Indiana university press, 1991, 192 p. 
– FLOT Yannick, La vie tumultueuse des producteurs, Séguier, 2014, 456 p. 
– GENOVA James E., Cinema and development in West Africa, Bloomington, Indiana university press, 2013, 192 p. 
– HAYNES Jonathan, Nollywood: The Creation of Nigerian Film Genres, University of Chicago Press, 2016, 416 p. 
–KRINGS Matthias and OKOME Onookome (eds), Global Nollywood. The Transnational Dimensions of an African Video Film Industry, Bloomington, Indiana university press, 2013, 382 p. 
– ROY Armes, Dictionnaire des cinéastes africains de long métrage, Paris, Karthala, 2008, 402 p. 
– RUELLE Catherine, Afrique 50. Singularités d’un cinéma pluriel, Paris, L’Harmattan, 2005, 334 p. 
Institut de recherche sur le cinéma et l’audiovisuel 

Institut de recherche sur le cinéma et l’audiovisuel 
HESCALE - Histoire, Économie, Sociologie des Cinémas d’Afrique et du Levant

Call for Papers 
International Conference – Strasbourg (France)
15, 16, 17 March 2017 
Producing films in/with Africa and the Middle East 

Maghrebi, Arab, Mediterranean and African cinemas have become favoured areas of research, particularly with respect to the political, cultural, social and aesthetic issues communicated by the films in the context of their national and international reception. By contrast, the production and circulation of these films have not attracted attention beyond the work of a few isolated researchers and films critics. 

While Africa is often wrongly perceived as being a desert for films, it now boasts several flourishing national cinemas, even besides Nollywood. Indeed, Africa has never produced as many films as it does today. These films are very popular in certain parts of the world while unknown if not rejected in others. Meanwhile in the Middle East, countries without any film cultures or film traditions, are attempting to redefine relationships of power with respect to the production and circulation of films. Furthermore, the digital revolution, and its economic and cultural impact have transformed the processes of film production, distribution and circulation. While recent interest in Nollywood has led to the renewal of studies on the production, distribution and consumption of films in this context, it has been at the cost of the diversity of the industries in other African countries.

In the last few years, several initiatives and projects have brought new research perspectives to bear on film distribution, exhibition and audiences, thereby revealing the ways in which the recent transformations have affected Maghrebi, Middle Eastern and sub-Saharan African cinemas. Two conferences, « Activités, pratiques spectatorielles et cultures de cinéma en Afrique et au Moyen Orient » organised in Strasbourg in May 2015 and « Représentations du cinéma et pratiques spectatorielles en Afrique francophone » in May 2016 In Marrakech, have led to the constitution of an international and multidisciplinary research network HESCALE the purpose of which is to analyse the film sector in its transnational, national and local dimensions. Several research orientations have been identified: audiences, spectatorship, film cultures and reception, which, like film circulation have already been the topics of conferences and seminars, and which we will continue to explore. The focus for the present call for papers is the political, cultural, economic and industrial characteristics of production. 

In countries with an enormous film supply coming essentially from other continents, but with its own (albeit irregular and sometimes non-existent) film production, what have been the dominant modes of production? What has been the impact of the digital revolution on the modes of production? What are the economic, industrial and social issues raised by the digital revolution? Who are the principal actors? Is there state involvement in film production? What are the financial, political and economic relationships with former colonial powers, with new actors in film production? What about equipment and staff training? What about the circulation of the films produced in these regions? Are there any specific and coherent geographical and linguistic areas emerging within these regions?

Perspectives from different disciplines are welcome:

- History: What quantitative and qualitative developments in film production can be discerned in specific countries or regional areas, in particular since independence? What have been the involvement and strategies of nation states? What have been those of sub-regional areas (UEMOA, CEDEAO, etc.)? How have film funding and foreign investment been reconfigured over time?

- Economics: What financial constraints and regulations influence producers in different regions? What strategies have been developed by professionals to adapt to a declining market? What has been the impact of financial constraints and reduced markets on production? What are the ways in which film production has been affected by the video market, television and the internet? 

- Sociology: What have been the career paths of film producers (background, training, etc.)? The development of careers, business practices and discourses? How are the various tasks related to film production organized, and the accumulation of different jobs (the filmmaker as producer and sometimes distributor of his/her own films, etc.)? What has been the impact of filmmakers’ associations (FEPACI) on film production? What productions for which cultures? 

The papers, which can be presented in French or in English, are expected to be between twenty and thirty minutes. 

The conference will alternate academic panels and round-table discussions with professionals. The proceedings will be published.

Send a 300- to 500-word abstract, a short bibliography and biography to: 

Scientific committee : 
Karine Blanchon, Université de Bordeaux Montaigne, France / Vincent Bouchard, University of Indiana, Etats-Unis / Patricia Caillé, Université de Strasbourg / Claude Forest, Université de Strasbourg / Honoré Fouhba, Centre National d’Éducation, Cameroun / Odile Goerg, Université de Paris 7 / Lamia Guiga Belkaied, ESAC, Tunisie / Nolwenn Mingant, Université Paris 3 Sorbonne nouvelle / Françoise Naudillon, Concordia University, Québec, Canada / Patrick Ndiltah, Université de N’djamena, Tchad / Justin Ouoro, Université de Ouagadougou, Burkina Faso. 


Organizing committee: Patricia Caillé, Claude Forest, students of the Masters programme in International Coproduction of cinematic and audiovisual works. 

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