The purpose of the African Women in Cinema Blog is to provide a space to discuss diverse topics relating to African women in cinema--filmmakers, actors, producers, and all film professionals. The blog is a public forum of the Centre for the Study and Research of African Women in Cinema.

Le Blog sur les femmes africaines dans le cinéma est un espace pour l'échange d'informations concernant les réalisatrices, comédiennes, productrices, critiques et toutes professionnelles dans ce domaine. Ceci sert de forum public du Centre pour l'étude et la recherche des femmes africaines dans le cinémas.

02 February 2012

Marie Clémentine Dusabejambo parle du cinéma au Rwanda

La jeune cinéaste rwandaise Marie Clémentine Dusabejambo a beaucoup d’espoir pour le futur du cinéma au Rwanda. Elle nous parle de sa passion pour les films.
Clémentine, parlez-nous d’abord de vous-même.

Je m’appelle Marie Clémentine Dusabejambo, ingénieur en électronique et télécommunications. Je suis rwandaise et j’ai 24 ans. Cinéaste par profession, je travaille avec Almond Tree Films basé au Rwanda.

Je vois que le cinéma au Rwanda commence à se transformer et s’affirmer, quelle était votre expérience avec l’image en grandissant ?
Pendant notre enfance, nous regardions uniquement des films étrangers, surtout américains ou alors chinois. Mais plus tard, même les pays voisins du Rwanda comme le Congo, l’Ouganda et d’autres ont commencé à faire leurs propres films, et ont eu une influence sur le cinéma rwandais. Pourtant, je dirais que le cinéma au Rwanda s’est développé après le génocide de 1994 quand les gens ont commencé à rédiger leurs expériences concernant cette période.

Vous êtes ingénieur en électronique et télécommunications. Quel était votre parcours au cinéma ?
Parallèlement à mes études, j’ai fait du cinéma. Il faut dire que les connaissances que j’ai du cinéma, je les ai eues directement sur le terrain en travaillant sur divers tournages. Maintenant depuis quatre ans que je travaille dans le cinéma j’ai acquis pas mal d’expériences.

Votre premier film, Lyiza raconte l’histoire d’un jeune étudiant qui découvre que les parents de l’un de ses camarades de classe ont été responsables du meurtre de sa famille. Est-ce que le cinéma de votre génération a pour objectif de se réconcilier et trouver une identité rwandaise à travers les films ?

Non, on ne peut pas dire que cette génération tente de trouver son identité à travers des films, je dirais plutôt que les films agissent comme un véhicule pour cette identité. Les films sont un métier pour nous ; et pour les autres, quelquefois, un moyen de se détendre.

La transition de français à l’anglais, quel rôle aura-t-elle ?

Côté artistique, je ne pense pas que cela ait changé grand-chose car l’art est linguistiquement libre, qu’il y est une transition ou pas.

Quelle contribution voulez-vous avoir sur l’épanouissement du cinéma au Rwanda ?
J’aimerais que le cinéma soit un métier accessible d’abord. Je vais faire encore des films et éventuellement fonder une école qui aiderait les gens à étudier le cinéma ; car il y a beaucoup de gens peut-être doués pour le cinéma qui ne savent pas quoi faire de leurs talents.

Et vous en tant que femme dans le cinéma ? 

Mon devoir est de faire comprendre aux gens et aux femmes surtout que le cinéma, comme n’importe quel autre métier, peut être fait par des femmes et que c’est quelque chose d’extrêmement intéressant qui nous permettrait à nous femmes, de transmettre nos idées et de mieux nous exprimer.

Entretien avec Marie Cleméntine Dusabejambo par Beti Ellerson, janvier 2012.




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