The purpose of the African Women in Cinema Blog is to provide a space to discuss diverse topics relating to African women in cinema--filmmakers, actors, producers, and all film professionals. The blog is a public forum of the Centre for the Study and Research of African Women in Cinema.

Le Blog sur les femmes africaines dans le cinéma est un espace pour l'échange d'informations concernant les réalisatrices, comédiennes, productrices, critiques et toutes professionnelles dans ce domaine. Ceci sert de forum public du Centre pour l'étude et la recherche des femmes africaines dans le cinémas.

27 February 2015

FESPACO 2015 – Françoise Ellong: W.A.K.A - « pour son fils elle est prête à tout… » | “for her son she is ready for anything”

Fespaco 2015 - Panorama - out of competition | hors compétition 

W.A.K.A « pour son fils elle est prête à tout… » | “for her son she is ready for anything” (2014)
Françoise Ellong (Cameroon | Cameroun)

The filmmaker | La réalisatrice

[English]
Françoise Ellong was born in Douala, Cameroon on February 8, 1988. As soon as she learned to write, her sense of imagination was revealed gradually to her family. At 11, she arrived in the small town of Brunoy in France, where she lived with her uncle.

In 2006 she took her first steps as a scriptwriter but also as director while continuing her studies in Information and Communication in Paris, followed by a Masters in Cinematography and Post Production at the University of Greenwich in London, which she completed with honors.

From 2006 to 2012, nine short films emerged from her passion for scriptwriting and directing. Nine films in French and English shot in both celluloid and digital, several experimental and four works, which put her in the spotlight and received awards at several festivals around the world.

Among them, NEK, produced in 2010, talks about Nazism and evokes the notion of repentance. The realisation of this short film was a real test for the young filmmaker, who in this film, mixes fiction and historical event. NEK was made in June and screened for the first time in Paris in September the same year. The results two years later comprises of six awards (Bronze Bear in Austria, Grand Prix, Best Picture, Best Sound in Douala, Yaoundé Best Fiction, Honorary Mention for the scenario contest in France) worldwide and several screenings.

May 2012 marked the birth of the first feature film project: "W.A.K.A". After returning from the 66th Cannes Film Festival, a friend, who is a producer and independent filmmaker, encouraged Françoise to take that final step coveted by all upcoming directors. After several short films shot between France and England, Françoise knew immediately that for this important passage, her desire was to point her camera to the land of her birth: Africa.

The adventure "W.A.K.A" is launched. Six months later, despite enormous difficulties, she landed in Cameroon with the script written by Seraphim Kakouang in hand, with the intention to complete the project as an independently produced film.

Two years later, "W.A.K.A" already received several invitations to international festivals paying tribute to female directors: JCFA, Burkina Faso, IFC of Doula, Cameroon via the Carte Blanche at Film de Femmes de Créteil, the International Women and Development in Festival Rabat, Morocco.

Moreover, the film opened the 17th edition of the Festival Ecrans Noirs in Yaounde, Cameroon, received the Dikalo Award for the first work of a feature film at the 11th edition of the Pan African Film Festival of Cannes in France and more recently, Françoise Ellong found herself among the Greats when receiving the Special Jury Prize at the 17th edition of the African Film Festival of Khouribga, Morocco.

[Français]
Le 8 Février 1988, Françoise Ellong naît dans la ville de Douala au Cameroun. Dès lors qu’elle apprend à écrire, son sens de l’imagination se révèle peu à peu à sa famille. A 11 ans, elle arrive dans la petite ville de Brunoy en France où elle vit avec son oncle.

L’année 2006 devient celle de ses premiers pas en tant que scénariste mais également réalisatrice, tandis qu’elle poursuit en parallèle ses études en Information et Communication à Paris, suivi d’un Master en Cinematography and Postproduction à l’Université de Greenwich à Londres qu’elle obtiendra avec mention.

De 2006 à 2012, neuf courts-métrages naitront de sa passion pour l’écriture et la réalisation. Neuf films en français et en anglais tournés aussi bien en pellicule qu’en numérique, dont plusieurs expérimentaux et quatre oeuvres qui feront parler d’elles et seront primées à plusieurs Festivals dans le monde.

Parmi elles, « NEK », réalisé en 2010. Le film parle de Nazisme et évoque la notion de repentir. La réalisation de ce court-métrage sera une véritable épreuve pour la jeune réalisatrice, qui dans ce film, mêle fiction et événement historique. « NEK » est tourné en Juin et est projeté pour la première fois à Paris en Septembre de la même année. Le bilan deux ans plus tard est de 6 prix (Ours de Bronze en Autriche, Grand Prix, Meilleure Image, Meilleur Son à Douala, Best Fiction à Yaoundé, Mention Honorifique concours de scénarios en France) à travers le monde et plusieurs projections.

Mai 2012 marque la naissance du premier projet de long-métrage : « W.A.K.A ». Alors de retour du 66è Festival de Cannes, elle est incite par un ami producteur et réalisateur indépendant, à franchir cette ultime étape tant convoitée par tous les réalisateurs en devenir. Après plusieurs courts-métrages tournés entre la France et l’Angleterre, Françoise sait d’emblée que pour ce passage important, son souhait est de poser sa caméra sur les terres qui l’ont vu naitre : l’Afrique.

L’aventure « W.A.K.A » est lancée. Six mois plus tard, malgré d’énormes difficultés, elle atterri au Cameroun, le scénario écrit par Séraphin Kakouang en mains, avec la ferme intention d’aboutir ce projet totalement mené en indépendant.

Deux ans plus tard, « W.A.K.A » fait déjà l’objet de plusieurs invitations de Festivals internationaux qui ont rendu hommage à des femmes réalisatrices : JCFA, Burkina Faso, IFC de Douala au Cameroun via la Carte Blanche du Film de Femmes de Créteil, Festival international de la Femme et du Développement à Rabat, Maroc.

Surtout, le film a ouvert la 17ème édition du Festival Ecrans Noirs à Yaoundé au Cameroun, a remporté le Dikalo Award d’encouragement 1ère oeuvre de long-métrage à la 11ème édition du Festival international du Film Panafricain de Cannes en France et plus récemment, Francoise Ellong a été accueillie dans la cour des Grands en remportant le Prix Spécial du Jury de la 17ème édition du Festival du cinéma africain de Khouribga, au Maroc.

Synopsis 

[English]
Matilde, in her thirties, is a single woman abandoned by her family and often left to fend for herself. Waitress in a bar, Mathilde sees her life change the day her boss learns that she is pregnant and therefore considers her no longer fit to do the job.

Mathilde finds herself faced with a terrible choice: to get rid of her baby and keep her job, or carry her pregnancy to term and cope as best she can to raise her child. The young woman, compelled by a stranger, made the choice of motherhood.

But now, since Adam’s birth, Mathilde endures a period of difficulties that will only continue to increase. Finding a job is not easy after losing the previous one. Mathilde wants to resume her job at the bar, but the boss has already hired someone else.

This is when Max, a forty-something pimp, enters Mathilde’s life, renaming her Maryline, with the firm intention that she never gets out of it. Mathilde is trapped because she has to pay her bills and most importantly, care for her son.

Each day Mathilde becomes Maryline, though never forgetting that she is above all a mother who wants to provide for her child. As Adam grows up so does his curiosity about the activities of his mother.

It was because of the stranger Luc that Adam exists. He was love-struck by Mathilde the very night that she was about to swallow the contents of the bottle, which would have allowed her to abort the baby from her womb. Is Luc a blessing or a curse?

[Français]
Matilde, la trentaine, est une femme seule abandonnée par les siens et souvent livrée à elle-même. Serveuse dans un bar, Mathilde voit sa vie basculer le jour où son Patron apprend qu’elle est enceinte et donc en ce qui le concerne, inapte à travailler plus longtemps dans son enseigne.

Mathilde se retrouve alors devant un choix terrible : se débarrasser de son bébé et garder son boulot, ou mener sa grossesse à terme et se débrouiller comme elle peut pour élever son enfant. La jeune femme, poussée par un inconnu, fait le choix de la maternité.

Mais voilà, dès lors qu’Adam naît, s’ensuit pour Mathilde une période de difficultés qui ne va cesser d’accroitre. Trouver un travail n’est pas chose facile après avoir perdu le précédent. Mathilde veut reprendre son boulot au bar, mais le Patron a déjà recruté.

C’est alors que Max, proxénète, la quarantaine, entre dans la vie de Mathilde qu’il rebaptise Maryline, avec la ferme intention de ne plus jamais en sortir. Mathilde est prise au piège, car il lui faut payer ses factures et surtout, nourrir son fils.

Mathilde devient alors jour après jour Maryline, sans jamais oublier qu’elle est avant tout une mère qui veut subvenir aux besoins de son enfant. Adam grandit, en même temps que sa curiosité sur les activités de sa mère.

L’inconnu qui a permis l’existence d’Adam s’appelle Luc. Il s’est épris de Mathilde le fameux soir où elle s’apprêtait a ingurgiter le contenu de la fiole, qui lui aurait permis d’évacuer le bébé de son ventre. Luc est-il une bénédiction ou une malédiction?


[English]
A short conversation with Françoise Ellong and Beti Ellerson, February 2015

The idea of ​​the theme...

The theme of the film was the result of a casual conversation that I had when dining with friends. During the discussion, I hear: "... in any case she is not a good mother." Is there a manual somewhere that follows to the letter what automatically makes one a good mother or not? Or does it depend on each person’s experience?

The idea of ​​the film resulted from this. Prostitution is a pretext in the film to talk about the journey and struggle of a woman—both as a woman and as a mother.

Do you know any women in this situation?

In the neighborhood where I grew up, in Deïdo, there are many. I know some personally and through intermediaries who say that they do not see them as such.

We met during the filming and many were able to show their strong character and their desire not to be considered as a scourge of society.

Experiences with the crew...

Ninety-five percent of the crew was local. The whole adventure took place in a wonderful atmosphere of sharing and superb solidarity. I did not know any of the local actors or technicians. We got to know each other and became a family. We were very supportive of each other during the filming.

The reception in Cameroon...

The Cameroonian audience loved the film a lot! Many were surprised to feel such empathy for a woman that they could have quickly judged or rejected. There were also many viewers who especially liked the way the city of Douala was filmed.

They see it differently in the film, more refined than what they would have imagined, far from the constant agitation that is systematically assign to the economic capital. And also, they were moved to see a local film shot in a more cinematic way. But I noticed that my presence at the screening helped many people to grasp the reality of the film. People no longer have the habit of going to the cinema house and do not necessarily have requisite skills to read the different storytelling techniques of film.

So they are at a basic level, very much at the surface when reading a film. But when talking with some of the viewers, they realise that they had perceived the message without being able to put a precise term to it or without being able to describe it. Overall the film is very popular and even today it draws a large number of viewers.

[Francais]
Une petite conversation avec Françoise Ellong et Beti Ellerson, février 2015

L'idée du thème...

Le thème du film a découlé d'une conversation banale que j'ai eue à table avec des amis. Pendant la discussion, j'entends cette phrase : "... de toutes les façons ce n'est pas une bonne mère". Est-ce qu'il existe un mode d'emploi quelque part qui suivi à la lettre fait de nous automatiquement une bonne mère ou non? Où tout ça dépend du parcours de tout un chacun ?

L'idée du film a découlé de cela. La prostitution est un prétexte dans le film pour parler du parcours et combat d'une femme en tant que femme et en tant que mère.

Connais-tu des femmes dans cette situation?

Dans le quartier où j'ai grandi, à Deïdo, elles sont nombreuses. J'en connais quelques unes personnellement et par personnes interposées qui disent ne les voir pas comme tels.

Nous en avons rencontré durant le tournage et beaucoup ont pu témoigner de leur caractère bien trempé et de leur envie de ne pas être considérée comme un fléau de la société.

L’expérience avec l’équipe...

L'équipe était à 95% constituée de locaux. Toute l'aventure s'est déroulée dans une magnifique atmosphère de partage et une belle solidarité. Je ne connaissais aucun technicien ni acteur localement. On a appris à se connaitre et nous sommes devenus une petite famille. On a été très solidaire durant le tournage.

La réception au Cameroun…

Le public camerounais aime beaucoup ce film ! Ils sont nombreux à se surprendre de ressentir de l'empathie pour une femme qu'ils auraient pu juger ou rejeter spontanément. Ils sont également nombreux à avoir particulièrement aimé la manière dont la ville de Douala a été filmée.

Ils la voient différemment, plus épurée qu'ils n'auraient pensé, loin de l'agitation constante qu'on veut bien attribuer systématiquement à la capitale économique. Et aussi, ils sont émus de voir un film local filmé de manière plus cinématographique. Mais j'ai remarqué que ma présence aide beaucoup aux gens à saisir le réel propos du film. Les gens n'ont plus l'habitude d'aller au ciné et n'ont pas forcément les cartes en mains pour lire les différentes techniques de narration d'un film.

Du coup ils sont très premier degré, très en surface au niveau de la lecture. Mais en discutant avec certains, ils se rendent compte qu'ils avaient perçu le message sans pouvoir mettre un terme précis dessus ou sans pouvoir décrire. Globalement le film est très apprécié et aujourd'hui encore il réuni un nombre important de spectateurs.

Source: Dossier de Présentation | Press Packet

Links | Liens



Correction - 10h49 27-02-2015


26 February 2015

FESPACO 2015 - Carine Bado & Serge Armel Sawadago: “Fille de sa mere” | “Her mother’s daughter”

Fespaco 2015 - Panorama - out of competition | hors compétition 

Fille de sa mere (“Her mother’s daughter”)
Carine Bado et/and Serge Armel Sawadago (Burkina Faso)

The filmmaker | La réalisatrice

[English]
Carine Bado née Sawadogo, worked for several years alongside directors Abdoulaye Dao and Pierre Yameogo, as well with others as assistant director, script supervisor and actor. the preparedness and seriousness of her work lead to directing and production.

Committed to social causes, she directed and produced several documentaries and fiction films presented at festivals: two documentaries on the condition of women on the theme of fistula, Les douleurs muettes : la fistule ("Muted pain: fistula") and La Fistule Obstétricale ("Obstetric Fistula") in 2015. Le Viol conjugal, … Et si on en parlait ! ("Marital Rape ... Let's talk about it!"). The collection Five Films for Combat, was produced by Les Films du Défi in 2013.

Also in 2013, she directed five films advocating for the employability of people living with disabilities, Les Droits en Actions ("Rights in action") for HI/Afrique de l’Ouest and CBM/Afrique de l’Ouest. In 2008 Des Déchets à Valeur d’Or ("The waste that is worth gold"), selected at FESPACO 2009, FIFE 2009 and 2010, focuses on the export of scrap metal, raw materials for artisans working in bronze in Burkina Faso. In 2009 she directed On ne mange pas les mercis "We do not eat thank-yous", a fiction about corruption produced by Artistes Productions.

[Français]
Carine Bado née Sawadogo, a travaillé plusieurs années aux côtés de réalisateurs tels que Abdoulaye Dao, Pierre Yameogo et bien d’autres comme assistante réalisatrice, scripte et comédienne. Son apprêté et son sérieux au travail la conduisent à la réalisation et à la production.

Engagée pour des causes sociales, elle réalise et produit plusieurs films documentaires et de fictions présentés dans des festivals : - Deux documentaires sur la condition féminine sur la thématique de la fistule  « Les douleurs muettes : la fistule » et « La Fistule Obstétricale » en 2015.— « Le Viol conjugal, … Et si on en parlait ! »  de la collection 5 films pour un Combat produit par Les Films du Défi en 2013.— En 2013, pour HI/Afrique de l’Ouest et CBM/Afrique de l’Ouest, elle réalise cinq films de plaidoyer sur l’insertion professionnelle des personnes vivant en situation de handicap  « Les Droits en Actions ». En 2008 « Des Déchets à Valeur d’Or » sélectionné au FESPACO 2009, FIFE 2009 et 2010 sur l’exportation de la ferraille, matière première des artisans bronziers au Burkina. Elle réalise « On ne mange pas les mercis » une fiction sur la corruption en 2009 produit par Artistes Productions.

Synopsis

[English]
Seventeen-year old Aida, who lives with her parents, is very close to her mother, and they confide in each other. The family atmosphere is very pleasant. This harmony in the family is put to the test when Aida's mother discovers compromising photos of her husband with a girl, which she shows to Aida. With this evidence of infidelity in hand, the mother and daughter unite to confront the father.

The day after the discovery of the photos, her mother resumes live as usual with her father. However, Aida shows her disapproval through behavior showing compempt towards her father. This is the beginning of a rift...

[Français]
Aïda est une jeune fille de 17 ans qui vit avec ses parents.  Aïda et sa mère sont très complices et se font des petites confidences.  L’ambiance de la famille est très conviviale. Cette harmonie dans la famille est mise à rude épreuve quand la mère découvre des photos compromettantes de son mari avec une jeune fille, qu’elle fait voir à Aida. Fortes de ces preuves d’infidélités,  Mère et fille s’unissent pour affronter le père.

Le lendemain de la découverte des photos, la mère reprend une vie normale avec le père.  Aida montre sa désapprobation en posant un acte de dédain envers son père. C’est le début de la fissure...
   
Tech Data Sheet | Fiche Technique

Réalisateurs | Filmmakers: Carine Bado & Serge Armel Sawadogo
Scénario : Carine Bado & Serge Armel Sawadogo
Producteurs | Producers: Bertin F. Bado, Carine Bado & Serge Armel Sawadogo
Productions : SERMEL FILMS  & PLACEMENTS 
Coproduction : ISIS/SE
Soutien | Supported by : Ministère de la Culture et du Tourisme du Burkina

Source/Image: Communication by/de Serge Armel Sawadogo to/à Beti Ellerson (2/2012).



Fille de sa mere
Carine Bado et/and Serge Armel Sawadago 

25 February 2015

FESPACO 2015 - Adjaratou Lompo: Les Amazones du cinéma Africain | The Amazons of African cinema


Fespaco 2015 - Panorama - out of competition | hors compétition 

Les Amazones du cinéma Africain | “The Amazons of African cinema”*
Adjaratou Lompo (Burkina Faso)

The filmmaker | La réalisatrice

[English]
Adjaratou Lompo received a diploma in audiovisual sciences and technique from the Institut National de Formation Artistique et Culturelle (INAFAC) in June 1986. She enrolled in several courses in Europe and in Africa in order to develop her skills. both a director and scriptwriter,  Adjaratou Lompo has held senior positions at the National Television of Burkina.

[Français]
Adjaratou Lompo est sortie de l'Institut National de Formation Artistique et Culturelle avec une licence en sciences et technique de l'audiovisuel en juin 1986. Elle a suivi plusieurs stages en Europe, ainsi qu'en Afrique dans le but de se perfectionner. Aussi bien réalisatrice, monteuse, scripte cinéma/TV, Adjaratou Lompo a occupé des postes de responsabilités à la Télévision Nationale du Burkina.

Filmography | Filmographie :
Le Pari | “The Gamble”, doc., 26mn, 1992
Si je savais | “If I knew”, fiction, 52mn, 2001
Une Seconde Vie | "A second life", doc., 26mn, 2005
La Cour des Veuves | "The Widow’s court", doc., 26mn, 2005
Récif/ONG : Un réseau de reference | Recif/NGO: A model network,  doc., 26mn, 2006
Affaires Publiques | "Public Affairs", série télé, Saison 2, 2010
Affaires Publiques | "Public Affairs", série télé, Saison 3, 2012
Le Visionnaire de Nassira | "The Visionary of Nassira", doc., 26mn, 2014
Les Amazones du cinéma africain | “The Amazons of African Cinema”, doc., 52mn, 2014

Synopsis

[English]
The film opens with a triumphant ascent of women cineastes on the podium of FESPACO to receive an award for the quality of their works or their performances.

Inspired by the commitment of women pioneers that spawned the rise of women professionals in the diverse areas of African cinema. Despite the prejudice and cultural constraints, today, the new generation of women filmmakers, shines through its active presence in front of or behind the camera, bringing their sensitivity, their original touch; posing another perspective on Africa.

This film is a tribute to these valiant women who have contributed, over time and through their multifaceted activities, the advancement of African cinema.

[Français]
Le film s’ouvre par une montée triomphale de femmes cinéastes sur le podium du Fespaco, pour recevoir une récompense pour la qualité de leurs œuvres ou de leurs prestations.

Inspirées par l’engagement des pionnières qui ont suscité l’éclosion des vocations féminines pour les métiers du cinéma africain, et ce, malgré préjugés et pesanteurs socioculturelles, la nouvelle génération de femmes cinéastes, brille aujourd’hui par sa présence active, devant ou derrière la caméra ; elle y apporte sa sensibilité, sa touche originale et pose un autre regard sur l’Afrique.

Le présent film est un hommage rendu à ces vaillantes femmes, qui ont contribué, au cours du temps, et à travers leurs actions multiformes, à l’avancée du cinéma africain.

Source : Catalogue Fespaco 2013 and/et via correspondence with/avec Adjaratou Lompo and/et Beti Ellerson, 2/2015.


*Changement de titre du film | Title change of film: Le 7ème art Africain, l’autre sensibilité | (The 7th art of Africa, another sensibility)


24 February 2015

FESPACO 2015 – Pauline Mvele: "Sans famille" | "Without family"


Fespaco 2015 - Panorama – out of competition | hors compétition 

Sans famille | “Without family” (2014)
Pauline Mvele (Gabon)

The filmmaker | La réalisatrice

[English]
A short conversation with Pauline Mvele and Beti Ellerson, February 2015.

My journey…

I hold a degree in communication and journalism, not in cinema. I improve as I make films! I arrived at cinema after a combination of circumstances, when participating in a call for projects at the National Centre of Gabonese Cinema. But being a native of Burkina Faso I was very familiar with cinema. As a student, I was involved with the Fespaco press committee during which I wrote for FESPACO news! In secondary school I was lead actress in Chantal’s Choice a short film by Carlyn Saltman, an American filmmaker.

But when coming to Gabon twenty years ago, nothing predestined me to cinema. It was, hence, this call for projects by the CENACI. I am much more interested in the documentary, as I enjoy working in small teams, and my journalist training helps me tremendously in developing my projects.

What motivated me to make this film?

For me cinema is a commitment, and you may notice that my themes are focus on the voiceless, the rejected and the weak! I make films in order to be engaged. I cannot remain indifferent, silent and blind to certain situations or causes that I see in my country, Gabon, so I decided to make films in order to bring to the surface some of the problems of our society.

My first film Accroche-toi (Hang in there) focused on people with HIV. Then I turned to dispossessed widows with my film Non coupables! (Not guilty). And with Sans famille (Without family) I became interested in inmates. Why? In order to show that prison is not the end of ones life, and that after getting out of this hell “Sans famille”, one may overcome! But especially it was to denounce the conditions of detention in Gabon, which are often humiliating and unjust.

Film production and experience with the people…

The production shoot was a beautiful experience, with no major difficulties. It was a pleasure to work with my team.

My friends say that I am thorough and I am interested in people! I am also told that I am generous! It's hard to talk about oneself, but I try to be human.

[Français]
Une petite conversation avec Pauline Mvele et Beti Ellerson, février 2015.

Mon parcours

Je suis titulaire d’une maitrise en communication et journalisme, je n’ai pas fait d’école de cinéma. Au fur et à mesure que je fais des films, je m’améliore. Je suis arrivée au cinéma après un concours de circonstance en participant à un appel à projet du Centre National du Cinéma Gabonais. Mais étant originaire du Burkina Faso j’étais familière au cinéma. Etudiante, j’ai fait partie de la commission presse du Fespaco en écrivant pour le Fespaco news. Au lycée j’ai été actrice principale dans un court métrage de Carlyn Saltman, une réalisatrice américaine Le choix de Chantal.

Mais en venant au Gabon il y a 20 ans, rien ne me prédestinait au cinéma. C’est grâce à cet appel à projet du CENACI. Je m’intéresse beaucoup plus au documentaire. Le fait de travailler en équipe réduite me plait, et ma formation de journaliste me sert énormément dans l’élaboration de mes projets.

Qu’est ce qui m’a motivée à faire ce film ?

Pour moi le cinéma est un engagement, et vous pouvez remarquer que mes thématiques s’intéressent aux personnes sans voix, rejetés et faibles ! Je fais du cinéma pour m’engager. Je ne peux pas rester sourde, muette et aveugle face à certaines situations ou causes que je constate dans mon pays le Gabon, donc je décide de faire des films pour poser sur la table certains problèmes de notre société.

Mon premier film, Accroche-toi concernait les séropositifs, ensuite je me suis intéressée aux veuves spoliés dont, Non coupables ! et avec Sans famille je me suis intéressée aux personnes incarcérées. Pourquoi ? Pour dire que la prison n’est pas la fin d’une vie et qu’après être sorti de cet enfer appelé Sans famille on peut s’en sortir ! Mais surtout pour dénoncer les conditions de détentions au Gabon. Ces conditions de détention sont souvent humiliantes et injustes.

Expérience de tournage et avec les gens…

Belle expérience de tournage, pas de difficultés majeur, ça été un plaisir de travailler avec mon équipe.

Mes amis disent que je fais attention et je m’intéresse aux gens ! On me dit aussi que je suis généreuse ! C’est difficile de parler de soi, mais j’essaie d’être humaine. 

Synopsis

[English]
In Gabon, the central prison of Libreville is called "Sans famille", “without family”, because prisoners are stigmatized and rejected by their familial universe. Knowing the importance of the family in Africa, this name bears witness to the importance of the consequences of imprisonment on the social environment of an individual.

In the encounters with ex-prisoners Daniel and Marie Louise, sharing their experiences and following them on their path after prison, we discover the impact of this "peculiar absence" that prison has on the life of detainees in Gabon. We denounce the conditions of detention in Gabon, and show these people full of humanity, who have decided to regain their lives.

[Français]
Au Gabon, la prison centrale de Libreville a pour pseudonyme « Sans famille », car les détenus y sont stigmatisés et rejetés de leur univers familial. Connaissant l’importance de la famille en Afrique, cette dénomination témoigne bien de l’importance des conséquences d’un emprisonnement sur l’environnement social d’un individu.

En partant à la rencontre de Daniel et Marie Louise des ex-détenus, en échangeant avec eux sur leur itinéraire post carcéral et leurs expériences, nous découvrons les répercussions de cette «  absence particulière » que représente la prison sur la vie de détenus au Gabon. Nous dénonçons les conditions de détention au Gabon. Nous montrons ces personnes pleines d’humanité qui ont décidés de reprendre leur vie en main.

Link | Lien


23 February 2015

FESPACO 2015 - Rachèle Magloire and/et Chantal Regnault : Deported | Expulsés

©Rachèle Magloire (r/d) & Chantal Regnault (l/g)
Fespaco 2015 - Panorama - out of competition | hors compétition 

Deported | Expulsés (2012)
Rachèle Magloire (Haiti) et/and Chantal Regnault (France)

The filmmakers | Les réalisatrices

Rachèle Magloire (Source: Africine.org)

[English]
Rachèle Magloire is a filmmaker and producer. Born in Port-au-Prince (Haiti) in 1961, she grew up in Quebec. Upon her return to Haiti in 1987 (with a degree in communication), she worked as a reporter for the private television station Télé Haïti and collaborated with the weekly Haïti en marche published in Miami. In 1991, she worked briefly at the national television of Haiti, first as editor and then as director of information.

From 1991 to 1994, Magloire Rachèle worked at La Presse and Le Devoir in Montreal, as well as the TV magazine "Le Point" at Radio Canada. Since 1995, she directs television documentaries on social issues within the audiovisual production company, Lantern Productions, which she founded with cameraman and filmmaker Carl Lafontant. From January 2002 to January 2004, she worked in the Democratic Republic of Congo at the radio of the United Nations Mission (MONUC), Radio Okapi, national radio network founded to in collaboration with the Fondation Hirondelle, to promote freedom of expression. In 2004 she pursued producing and broadcasting, under Sinema Anba Zetwal (Cinema under the stars) produced by MWEM Foundation.

[French]
Rachèle Magloire est réalisatrice et productrice. Née à Port-au-Prince (Haïti) en 1961, elle a grandi au Québec. De retour en Haïti en 1987 (avec un diplôme en communication), elle travaille comme reporter à la station de télévision privée Télé Haïti et collabore à l'hebdomadaire Haïti en marche édité à Miami. En 1991, elle a fait une brève expérience à la télévision nationale d'Haïti, d'abord comme rédactrice en chef, puis comme directrice de l'information.

De 1991 à 1994, Rachèle Magloire collabore aux quotidiens La Presse et Le Devoir de Montréal, ainsi qu'au magazine télévisé "Le Point" à Radio Canada. Depuis 1995, elle réalise des documentaires télévisés sur des sujets de société au sein de Productions Fanal, compagnie de production audiovisuelle, qu'elle a fondé avec Carl Lafontant, caméraman et réalisateur. De janvier 2002 à janvier 2004, elle travaille en République démocratique du Congo au sein de la radio de la Mission des Nations Unies (MONUC), Radio Okapi, réseau national de radio fondée en collaboration avec la Fondation Hirondelle pour la liberté d'expression. Elle poursuit, en 2004, le travail de production ainsi que de diffusion, dans le cadre de Sinema Anba Zetwal (Cinéma sous les étoiles) produit par la Fondation MWÈM.

Chantal Regnault (Source: Africine.org)

[English]
Chantal Regnault is French and has lived between Paris and New York since 1971. After studying literature, she turned definitively to photography when, in 1979 she discovered Haiti, which became her main location to live and research. For the past 25 years she has tirelessly photographed voodou and has exhibited in France, the US, London and Haiti. Among her exhibits on Haiti: Vodou (Cultural Centre Abbey Daoulas, France, 2003), Women of Haiti (Rebecca Hossack Gallery, London, 2002), Peasant Women of Haiti (National Museum, Port-au-Prince, 1998), Imaging Vodou's Spiritual Cargo (William Benton Art Museum, University of Connecticut), Sacred Arts of Haitian Vodou (UCLA Fowler Museum, Miami, New York, New Orleans), Haiti (October Gallery, London, 1995), Haiti, body and spirit, La Maison Française, New York University, 1993), Flesh of the policy / The spirit of Vodou (Atrium Gallery, University of Connecticut; Medgar Evers College, Brooklyn, New York; Diggs Gallery, Winston-Salem State University, North Carolina, 1992-1991) etc.

[Français]
Chantal Regnault est française et vit entre Paris et New York depuis 1971. Après des études de littérature, elle se tourne définitivement vers la photographie lorsqu'en 1979 elle découvre Haïti, qui devient son principal lieu de vie et de recherche. Elle photographie inlassablement le vodou depuis 25 ans et a exposé en France, aux Etats-Unis, à Londres et en Haïti. Parmi ses expositions sur Haïti : Vodou (Centre culturel Abbaye de Daoulas, France, 2003), Femmes d'Haïti (Galerie Rebecca Hossack, Londres, 2002), Femmes paysannes d'Haïti (Musée National, Port-au-Prince, 1998), Imaging Vodou's Spiritual Cargo (Musée des Arts William Benton, Université du Connecticut), Sacred Arts of Haitian Vodou (UCLA, Fowler Museum, Miami, New York, Nouvelle Orléans), Haïti (Galerie October, Londres, 1995), Haïti, corps et esprit, La Maison Française, Université de New York, 1993), La Chair de la politique/ L'esprit du Vodou (Galerie Atrium, Université du Connecticut ; Ecole Medgar Evers, Brooklyn, New York ; Galerie Diggs, Winston-Salem State Université, Caroline du Nord, 1992-1991) etc.

Synopsis

[English]
Since 1996 and 2002 respectively, the United States and Canada conduct a systematic policy of repatriation of all foreign residents who have committed crimes on their soil. These range from violent crimes to simple convictions for driving while intoxicated or petty theft.
Deported follows these North American offenders as they return to their homeland: Haiti, a country they do not know and a hostile land for them.
[Français]
Depuis 1996 et 2002, les États-Unis et dans une moindre mesure le Canada, mènent une politique systématique de rapatriement de tout résident étranger ayant commis un délit sur leur sol. Cela va des crimes de sang à de simples condamnations pour conduite en état d'ébriété ou de petits vols.

« Déportés » suit le retour en Haïti de ces hommes, délinquants nord-américains, expulsés vers leur pays: Haïti, un pays qu'ils ne connaissent pas et qui leur est hostile.






22 February 2015

FESPACO 2015 – Film Schools | Écoles de cinéma : Aïssata Ouarma - Félicia Kouakou Abossi Abenan - Sara Mikayil


Fespaco 2015 – Film Schools in competition | Écoles de cinéma en compétition

Women filmmakers in this category |
Les réalisatrices dans cette catégorie :

Aïssata Ouarma (ISIS- Institut Supérieur de L'image et du Son - Burkina Faso)

Félicia Abenan Abossi Kouakou (ISACOM- Institut Supérieur Africain de Communication - Côte d'Ivoire)

Sara Mikayil (ESAV L'École supérieure des arts visuels de Marrakech, Maroc/Morocco)


The Filmmakers and synopses of their films | Les réalisatrices et les synopsis de leurs films

Aïssata Ouarma
Je danse, donc je suis (“I dance, therefore I am”)
(ISIS- Institut Supérieur de L'image et du Son - Burkina Faso)

[English]
Filmmaker’s statement: This documentary film is a portrait of the ambitious young dancer choreographer Mariam Traoré, who, despite the rejection of her family for her decision to become a dancer, believed in her dream, her dream of becoming a dancer and choreographer. For her the only way to prove her existence is to dance. This film is a tribute to Mariam, and through it, all the women who fight for the acceptance of the career of their choice.

[Français]
La declaration de la cinéaste: Ce film documentaire est un portrait de l’ambitieuse jeune danseuse chorégraphe Mariam Traoré, qui malgré le rejet de sa famille pour son choix de devenir danseuse, a cru a son rêve, son rêve de devenir danseuse chorégraphe. Pour elle le seul moyen de prouver son existence c'est de danser. Ce film est un hommage à Mariam et à travers elle toutes ces femmes qui se battent pour faire accepter le métier de leur choix.



Félicia Abenan Abossi Kouakou
Karité, manne des savanes (“Shea butter, a blessing of the Savanna”)
(ISACOM- Institut Supérieur Africain de Communication - Côte d'Ivoire)

[English]
Felicia Kouakou Abossi Abenan won the first prize with Karité, manne des savanes (“Shea butter, a blessing of the Savanna”). The 13-minute film highlights the virtues of Shea butter and its economic importance in traditional society. This is achieved with the support and the explanations of Soro, a young botanist researcher who worked with Professor Laurent Ake-Assi, a leading figure of botany in Côte d’Ivoire, if not Africa.

[Français]
Félicia Kouakou Abossi Abenan a remporté le premier prix avec ‘‘Karité, manne des savanes’’. En 13 minutes, elle a mis en exergue les vertus du Karité ainsi son importance économique dans la société traditionnelle. Ce, avec le soutien et les explications du chercheur Soro, un jeune botaniste qui a travaillé avec le professeur Laurent Aké-Assi, l’arbre tutélaire de la botanique en Côte d’Ivoire voire en Afrique. 

Image: News.abidjan.netClap ivoire 2014: Awards ceremony | Cérémonie de récompense



Sara Mikayil
Liberté emprisonnée (“Freedom imprisoned”)
(ESAV L'École supérieure des arts visuels de Marrakech, Maroc/Morocco)

[English]
A mother’s quest to give happiness to her handicapped son.

[Français]
La quête d’une mère pour offrir un bonheur à son fils handicapé.

Liberté imprisonnée by/de Sara Mikayil



21 February 2015

FESPACO 2015 - Apolline Traore: “Eh les hommes ! Eh les femmes!” | “Hey men, hey women!”


Fespaco 2015 –  TV series in competition | en compétition

Eh les hommes ! Eh les femmes !  (“Hey men! hey women!”) 
Apolline Traore (Burkina Faso)

The filmmaker | La réalisatrice 

[English]
Apolline Traoré was born in Ouagadougou, Burkina Faso in 1976. During her childhood, she traveled over the world with her father who worked for the United Nations. At 17, she enrolled at Emerson College in Boston, USA, and received her bachelor in Media Art in 1998. From 1998 to 2001 she worked in Los Angeles on small independent films. She then decided to return home to make films about her continent, Africa. Sous la Clarté de la Lune, her fourth film, had its UK premiere at AiM 2007 (Africa in Motion, Edinburgh). Apolline Traoré directed Moi Zaphira! (2013) for which her lead actor (Mariam Ouedraogo) received the award for Best Actress at FESPACO 2013.

[Français]
Apolline Traoré est née à Ouagadougou, Burkina Faso, en 1976. Durant son enfance, elle a voyagé à travers le monde avec son père qui travaillait pour la FAO (Nations Unis). A 17 ans, elle s'inscrit au Emerson College à Boston (USA), et décroche sa Licence en Art Média en 1998. De 1998 à 2001, elle travaille à Los Angeles dans des petites films indépendants. Elle décide alors de rentrer au pays pour faire des films sur son continent, l'Afrique. Elle a réalisé les séries télé Mounia et Rama, Le Testament. Sous la Clarté de la Lune, qui a été montré en première mondiale au Royaume Uni au Festival AiM 2007 (Africa in Motion, Édimbourg), est son quatrième film. Apolline Traoré a réalisé Moi Zaphira ! (2013) pour lequel son actrice principale (Mariam Ouédraogo) a reçu le Prix de la Meilleure interprétation féminine au Fespaco 2013.

Synopsis

[English]
Excerpt of interview by Reveline Somé for Burkina24.com published 19 February 2015 

Burkina24: You are returning to FESPACO this year with a series called Eh les hommes ! Eh les femmes !  (“Hey men, hey women!”), what is the series about?

Apolline Traoré: This is a small series I made of 100 episodes. Fifty concerning men, and fifty concerning women. They are very short segments, 5 to 6 minutes each.

I wanted to show all the crap that men do to women and vice versa, so I did not attack only one gender. Backstabbing, lies that every human being endures in a relationship.

Some people may say that I am giving ideas to men to do certain things to women or women to do to men. But at any rate, what I have shown, there is nothing about it that is invented.

I collected the experiences of actual people. It's just that I am showing it on the screen. Everyone will recognize themselves. Even I have my story too.

[Français]
Extrait d’entretien par Reveline Somé du Burkina24.com publié 19 février 2015

Burkina24 : Vous revenez au FESPACO cette année encore avec une série dénommée «Eh les hommes, eh les femmes!». De quoi s’agit-il dans la série?
Apolline Traoré : C’est une petite série que j’ai faite de 100 épisodes. 50 qui concernent les hommes et 50 autres qui concernent les femmes. C’est vraiment de petits modules de 5 à 6 minutes chacun.
J’ai voulu parler des petites conneries que les hommes font aux femmes et vice versa, donc je n’ai pas attaqué un seul sexe. Les coups bas, les mensonges que chaque être humain subit quand il est dans une relation.
Certaines personnes me diront peut-être que je donne des idées aux hommes de faire certaines choses aux femmes ou aux femmes de le faire aux hommes,  mais de toutes les manières, ce que j’ai montré, il n’y a rien d’inventé dedans.
J’ai collecté les expériences des uns et des autres. C’est juste ce que j’ai mis sur l’écran. Chacun va se reconnaître.  Même moi j’ai mon histoire aussi.
Source: Burkina24.com

Image : Africine.org