The purpose of the African Women in Cinema Blog is to provide a space to discuss diverse topics relating to African women in cinema--filmmakers, actors, producers, and all film professionals. The blog is a public forum of the Centre for the Study and Research of African Women in Cinema.

Le Blog sur les femmes africaines dans le cinéma est un espace pour l'échange d'informations concernant les réalisatrices, comédiennes, productrices, critiques et toutes professionnelles dans ce domaine. Ceci sert de forum public du Centre pour l'étude et la recherche des femmes africaines dans le cinémas.

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15 February 2022

1ère édition du festival Gabonais de cinéma 2022. Table ronde : Le Cinéma Gabonais vu par les Femmes | Gabonese cinema as viewed by women


1ère édition du festival Gabonais de cinéma (FEGACI)
Table ronde : Le Cinéma Gabonais vu par les Femmes |
 Gabonese cinema as viewed by women

Du 16 au 19 février 2022, Institut français du Gabon accueille la première édition du FEGACI, Festival Gabonais du Cinéma. Projections, débats, tables rondes et ateliers pratiques seront au rendez-vous, afin de permettre à chacun de se familiariser avec le 7ème art.

The first edition of FEGACI The Festival of Gabonese Cinema will be held at the Institut français from 16 to 19 February 2022. Screenings, discussions, roundtables and workshops are part of the activities.

17 fèvrier | February - Table ronde | Roundtable: Le Cinéma Gabonais vu par les Femmes | Gabonese cinema as viewed by women
 
Pauline Mvele (modératrice | moderator)
Marlène Alene (réalisatrice | director)
Aïsha Yamav (actrice | actress)
Jeanneton Aguero Gondjout (monteuse | editor)
Arlette Gombomoye (productrice | producer)
Sarah Dolatabadi (Réalisatrice / Artiste plasticienne)

Le panel sera suivi de la projection du court métrage le Tchatcheur de Pauline Mvele

The panel will be followed by the screening of the short "le Tchatcheur" by Pauline Mvele


 

09 April 2015

Rencontres Sobaté 2015 : Documentary cinema and collective memory | Cinéma documentaire et mémoire collective - Burkina Faso


The Association of Documentarists of Burkina Faso organises the 6th Edition of Sobaté “Encounters” from 9 to 11 April 2015

L’Association des documentaristes du Burkina Faso organise
La 6ème Édition des Rencontres Sobaté du 9 au 11 avril 2015 


Theme : Documentary cinema and collective memory
Thème : Cinéma documentaire et mémoire collective


Screenings followed by discussions
Projections suivies de débats


Professional training “A script, a film”
Formation professionnelle « Un scénario, un film »





Thursday 9 April | Jeudi 9 avril

18h00 Opening ceremony | Cérémonie d’ouverture

18h30 Koukan Kroukia 2, Les Médiatrices
El Hadj Sani Maggori / 90 Min / 2013 / Niger

20h30 Ma mort ne m’appartient pas (My death doesn’t belong to me)
Charles Koutou / 50 Min / 2014 / Burkina Faso


Friday 10 April | Vendredi 10 avril

18h30 Afrique en vues | African views

Through this collection of documentary films, the makers explore a  cross-section of themes of contemporary Africa.

À travers cette collection de films documentaires, les auteurs explorent des thèmes qui traversent l’Afrique contemporaine.

* Makala ou beignets (Makala or fritters)
Rosalie Gladys Bessini / 26 Min / 2015 / Cameroon | Cameroun

* Circulation ya yélé
Kisw Wendsida Parfait Kabore / 26 Min / 2014 / Burkina Faso

* Nanas Benz, les reines du textile africain (Nanas Benz, the queens of African textiles)
Joel M’maka Tchedre / 26 Min / 2014 / Togo

* Avizinli, « Tam-tam de la mort (Avizinli, the drum beats of death)
Évelyne Agli / 26 Min / 2013 / Bénin

20h30
Sans famille (Without family)
Pauline Mvélé / 52 Min / 2013 / Gabon

C’est possible (It’s possible)
Amina Weira / 26 Min / 2013 / Sénégal



Saturday 11 April | Samedi 11 avril

18h30
Collection « Un scénario, un film »

Preceding the festival, the Embassy of France and the French Institute, in partnership with four production companies, offered a training workshop "A script, a film" to four young filmmakers. Excerpts from their short film will be screened at the festival's closing. And also…

En amont du festival, l’Ambassade de France et l’Institut français, en partenariat avec 4 sociétés de production, ont proposé un atelier de formation « Un scénario, un film » à 4 jeunes cinéastes. Des extraits de leur court métrage seront projetés en clôture du festival. Et aussi...

Parle avec eux (Speak to them)
Maimouna N’Diaye / 42 Min / 2014 / Burkina Faso

N’gonifo sekouba ou l’esprit des chasseurs (N’gonifo sekouba or the spirit of the hunters)
Moumouni «le chat» Sanou / 52 Min / 2014 / Mali

20h30
La souffrance est une école de sagesse | Suffering is a school of wisdom
Ariane Astrid Atodji / 72 Min / 2012 / Bénin


24 February 2015

FESPACO 2015 – Pauline Mvele: "Sans famille" | "Without family"


Fespaco 2015 - Panorama – out of competition | hors compétition 

Sans famille | “Without family” (2014)
Pauline Mvele (Gabon)

The filmmaker | La réalisatrice

[English]
A short conversation with Pauline Mvele and Beti Ellerson, February 2015.

My journey…

I hold a degree in communication and journalism, not in cinema. I improve as I make films! I arrived at cinema after a combination of circumstances, when participating in a call for projects at the National Centre of Gabonese Cinema. But being a native of Burkina Faso I was very familiar with cinema. As a student, I was involved with the Fespaco press committee during which I wrote for FESPACO news! In secondary school I was lead actress in Chantal’s Choice a short film by Carlyn Saltman, an American filmmaker.

But when coming to Gabon twenty years ago, nothing predestined me to cinema. It was, hence, this call for projects by the CENACI. I am much more interested in the documentary, as I enjoy working in small teams, and my journalist training helps me tremendously in developing my projects.

What motivated me to make this film?

For me cinema is a commitment, and you may notice that my themes are focus on the voiceless, the rejected and the weak! I make films in order to be engaged. I cannot remain indifferent, silent and blind to certain situations or causes that I see in my country, Gabon, so I decided to make films in order to bring to the surface some of the problems of our society.

My first film Accroche-toi (Hang in there) focused on people with HIV. Then I turned to dispossessed widows with my film Non coupables! (Not guilty). And with Sans famille (Without family) I became interested in inmates. Why? In order to show that prison is not the end of ones life, and that after getting out of this hell “Sans famille”, one may overcome! But especially it was to denounce the conditions of detention in Gabon, which are often humiliating and unjust.

Film production and experience with the people…

The production shoot was a beautiful experience, with no major difficulties. It was a pleasure to work with my team.

My friends say that I am thorough and I am interested in people! I am also told that I am generous! It's hard to talk about oneself, but I try to be human.

[Français]
Une petite conversation avec Pauline Mvele et Beti Ellerson, février 2015.

Mon parcours

Je suis titulaire d’une maitrise en communication et journalisme, je n’ai pas fait d’école de cinéma. Au fur et à mesure que je fais des films, je m’améliore. Je suis arrivée au cinéma après un concours de circonstance en participant à un appel à projet du Centre National du Cinéma Gabonais. Mais étant originaire du Burkina Faso j’étais familière au cinéma. Etudiante, j’ai fait partie de la commission presse du Fespaco en écrivant pour le Fespaco news. Au lycée j’ai été actrice principale dans un court métrage de Carlyn Saltman, une réalisatrice américaine Le choix de Chantal.

Mais en venant au Gabon il y a 20 ans, rien ne me prédestinait au cinéma. C’est grâce à cet appel à projet du CENACI. Je m’intéresse beaucoup plus au documentaire. Le fait de travailler en équipe réduite me plait, et ma formation de journaliste me sert énormément dans l’élaboration de mes projets.

Qu’est ce qui m’a motivée à faire ce film ?

Pour moi le cinéma est un engagement, et vous pouvez remarquer que mes thématiques s’intéressent aux personnes sans voix, rejetés et faibles ! Je fais du cinéma pour m’engager. Je ne peux pas rester sourde, muette et aveugle face à certaines situations ou causes que je constate dans mon pays le Gabon, donc je décide de faire des films pour poser sur la table certains problèmes de notre société.

Mon premier film, Accroche-toi concernait les séropositifs, ensuite je me suis intéressée aux veuves spoliés dont, Non coupables ! et avec Sans famille je me suis intéressée aux personnes incarcérées. Pourquoi ? Pour dire que la prison n’est pas la fin d’une vie et qu’après être sorti de cet enfer appelé Sans famille on peut s’en sortir ! Mais surtout pour dénoncer les conditions de détentions au Gabon. Ces conditions de détention sont souvent humiliantes et injustes.

Expérience de tournage et avec les gens…

Belle expérience de tournage, pas de difficultés majeur, ça été un plaisir de travailler avec mon équipe.

Mes amis disent que je fais attention et je m’intéresse aux gens ! On me dit aussi que je suis généreuse ! C’est difficile de parler de soi, mais j’essaie d’être humaine. 

Synopsis

[English]
In Gabon, the central prison of Libreville is called "Sans famille", “without family”, because prisoners are stigmatized and rejected by their familial universe. Knowing the importance of the family in Africa, this name bears witness to the importance of the consequences of imprisonment on the social environment of an individual.

In the encounters with ex-prisoners Daniel and Marie Louise, sharing their experiences and following them on their path after prison, we discover the impact of this "peculiar absence" that prison has on the life of detainees in Gabon. We denounce the conditions of detention in Gabon, and show these people full of humanity, who have decided to regain their lives.

[Français]
Au Gabon, la prison centrale de Libreville a pour pseudonyme « Sans famille », car les détenus y sont stigmatisés et rejetés de leur univers familial. Connaissant l’importance de la famille en Afrique, cette dénomination témoigne bien de l’importance des conséquences d’un emprisonnement sur l’environnement social d’un individu.

En partant à la rencontre de Daniel et Marie Louise des ex-détenus, en échangeant avec eux sur leur itinéraire post carcéral et leurs expériences, nous découvrons les répercussions de cette «  absence particulière » que représente la prison sur la vie de détenus au Gabon. Nous dénonçons les conditions de détention au Gabon. Nous montrons ces personnes pleines d’humanité qui ont décidés de reprendre leur vie en main.

Link | Lien

Djobusyproductions [http://www.djobusyproductions.com/film_ssfamille.html]

02 December 2014

11 cinéastes africaines interpellent Abdou Diouf pour un soutien effectif du cinéma panafricain et francophone

Rama Thiaw (Photo © Camille Millerand)
11 cinéastes africaines interpellent Abdou Diouf pour un soutien effectif du cinéma panafricain et francophone

Source : Citizen-nantes.com. Photo © Camille Millerand (de Rama Thiaw, auteur, réalisatrice et productrice, initiatrice de la lettre).

Alors que se déroule le 15e Sommet de la Francophonie à Dakar du 29 au 30 novembre 2014, 11 cinéastes africaines se lèvent pour réclamer haut et fort au président Abdou Diouf, actuel secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), de soutenir de manière "effective" le "cinema panafricain et francophone" par le biais de l'institution, maîtresse de la francophonie.

Quand on sait que le "Centre de Conférence de Diamniadio", qui accueille le sommet, a coûté 77 748 998 euros (51 milliards de FCFA) et que rien n'est envisagé pour son avenir, pas même une grande école du cinéma...

La note aux journalistes met à jour le rôle des médias, petits et grands, à faire vivre cette interpellation, pour que remonte au Président l'impatience argumentée et légitime de ces 11 femmes jusqu'à ce qu'il réponde.

Aucune transparence dans les fonds destinés au Cinéma pour les rares exceptions où ces fonds existent, un désintérêt total de nos gouvernements pour la Culture et plus exactement le Cinéma. Ici au Sénégal, l’état nous a promis il y a deux ans un fond pour le Cinéma, depuis nous avons eu trois Ministres de la Culture qui se sont succédés et aucune information, aucun calendrier sur ce fond pour lequel les appels ont été fait depuis novembre 2013.


NOTE AUX JOURNALISTES

Chers collègues journalistes,

Nous sommes 11 cinéastes africaines à avoir co-signé cette longue lettre de 7 pages, que nous avons adressé au Président Abdou Diouf, en qualité de secrétaire de l'Organisation Internationale de la Francophonie (O.I.F).

Bien-entendu, celui-ci, n'a pas daigné encore nous répondre... Peut être se réserve t-il pour le dernier jour du Sommet ?!

Quoiqu’il en soit avec les collègues, nous avons décidé de l'envoyer à la presse.

Après avoir essayé des versions courtes, qui n'ont pas convaincu, nous avons décidé de la laisser tel quelle car elle parle de la réalisation, production, formation, distribution et financement, des problèmes et solutions, avec comme question de fond: ou en est le fond Panafricain d'aide au Cinéma ? Et est ce que le fond d'aide au cinéma de l'OIF va disparaitre comme c'est le cas depuis deux ans où il n'y a pas eu d'appel à projet...

En sachant que si ce fond disparait, c'est juste catastrophique, car cela voudra dire en qualité de réalisateur et producteur africain francophone, nous n'aurions plus de guichet de financement.

Par ailleurs c'est aussi la première fois que 11 femmes cinéastes du continent mènent une action collective.

Nous souhaiterions la publier, en sachant pleinement, qu'elle risque d'être écourté par vos rédactions.

Rama THIAW (Sénégal), Angèle DIABANG, Mariama SYLLA et Marie KA (Sénégal), Nadège BATOU (Congo Brazzaville), Samora SEKHUKHUN (Afrique du Sud), Laurentine BAYALA (Burkina-Faso), Siam MARLEY (Côte d’Ivoire), Pauline MVELE (Gabon), Ifrikia KENGUE (Journaliste - Congo Brazzaville), Ariane Astrid ATODJI (Cameroun)

IN ENGLISH

11 African women filmmakers call upon Abdou Diouf to give effective support to Pan-African and Francophone cinema

Rama Thiaw (Photo © Camille Millerand)
11 African women filmmakers call upon Abdou Diouf to give effective support to Pan-African and Francophone cinema

Source : Citizen-nantes.com. Photo © Camille Millerand (of Rama Thiaw, author, filmmaker, producer, originator of letter). Translated from French.

As the 15th Francophone Summit unfolded in Dakar from 29 to 30 November 2014, 11 African women filmmakers rose to voice their demand to President Abdou Diouf, current Secretary General of the International Francophone Organisation (OIF), to give support in an "effective" way, to "Pan-African and French cinema", using the strength of the organisation as vehicle for this action.

It is known that the "Diamniadio Conference Centre", which hosts the summit, cost 77,748,998 euros (51 billion FCFA) and nothing is planned for it in the future, not even a major film school.

This memorandum to journalists underscores the vital role of the media, large and small, to spread this urgent call, so that the President is aware that until he responds, the well-founded and legitimate impatience of these 11 women will remain.

There is no transparency regarding funding for Cinema, in the rare exceptions where such funds exist. There is a total disinterest of our governments for Culture and more particularly for Cinema. Here in Senegal, two years ago the state promised us funding for Cinema, since then we have had three successive Ministers of Culture with no information, no timetable regarding this funding, for which inquiries have been made since November 2013.


MEMO TO JOURNALISTS

Dear journalist colleagues,

We are 11 African women filmmakers who have co-signed a long 7-page letter addressed to President Abdou Diouf, who serves as secretary of the International Francophone Organisation (OIF).

Well of course, he has not yet agreed to meet with us ... Perhaps he is waiting for the last day of the Summit?

In any event, we have decided to send it to the press.

After attempting to write shorter versions, which were less persuasive, we decided to leave it as is, because it speaks of the problems and solutions regarding directing, production, training, distribution and financing; with the fundamental question: where is the Pan-African Aid for Cinema Fund? And will the OIF funding for cinema simply disappear as has been the case for the past two years, during which there have not been any Calls for Projects…

Knowing that if the funding disappears, it will be simply devastating, because it will mean that as Francophone African filmmakers and producers, we will no longer have a financing source.

Moreover, it is also the first time that 11 women filmmakers from the continent are taking collective action.

We would like to publish it, knowing fully well that it may be shortened.

Rama THIAW (Senegal), Angèle DIABANG, Mariama SYLLA et Marie KA (Senegal), Nadège BATOU (Congo Brazzaville), Samora SEKHUKHUN (South Africa), Laurentine BAYALA (Burkina Faso), Siam MARLEY (Côte d’Ivoire), Pauline MVELE (Gabon), Ifrikia KENGUE (Journalist - Congo Brazzaville), Ariane Astrid ATODJI (Cameroon)

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