The purpose of the African Women in Cinema Blog is to provide a space to discuss diverse topics relating to African women in cinema--filmmakers, actors, producers, and all film professionals. The blog is a public forum of the Centre for the Study and Research of African Women in Cinema.

Le Blog sur les femmes africaines dans le cinéma est un espace pour l'échange d'informations concernant les réalisatrices, comédiennes, productrices, critiques et toutes professionnelles dans ce domaine. Ceci sert de forum public du Centre pour l'étude et la recherche des femmes africaines dans le cinémas.

06 November 2013

Journée du documentaire en hommage à la cinéaste Khady Sylla

Dakar, 4 nov (APS – Agence de Presse Sénégalaise)  La troisième édition de la Journée nationale du documentaire, prévue mercredi sous l’égide de l’Association sénégalaise de la critique cinématographique (ASCC) et de la Direction de la cinématographie, sera dédiée à l’écrivain et réalisatrice Khady Sylla, décédée le 8 octobre dernier, ont annoncé lundi à la presse les organisateurs.

Prévue à partir de 10 heures à la Maison de la culture Douta Seck, la manifestation démarrera par une table ronde sur la problématique du financement et de la promotion du documentaire sénégalais, a indiqué lundi le journaliste et critique de cinéma Baba Diop, membre de l’ASCC, lors d’une conférence de presse. 

"Nous allons rendre hommage à Khady Sylla, qui a travaillé dans ce domaine (documentaire). C’est une occasion pour redécouvrir ce travail", a dit Baba Diop lors de la rencontre avec les journalistes, animée conjointement avec le directeur de la cinématographie, Hugues Diaz.

Khady Sylla est décédée le 8 octobre dernier à l’âge de 50 ans, des suites d’une longue maladie. Elle a réalisé cinq films qui ont des distinctions dans des festivals à l’étranger : "Les Bijoux" (1997), "Colobane Express" (2000), "Une fenêtre ouverte (2005)", "Le monologue de la muette" (2008, co-réalisé avec le Belge Charlie Van Damme). Elle a co-réalisé son dernier film, "Simple parole", en cours de finition, avec sa sœur Mariama Sylla.

 Baba Diop estime que "le documentaire n’est pas le jardin d’enfants à l’école du cinéma". "Il constitue une branche importante dans le cinéma, au même titre que la fiction." 

Le journaliste et critique de cinéma estime qu’on peut faire carrière dans le documentaire, "une fenêtre pour approfondir des questions importantes".

Il a ajouté : "Il s’agit, à travers l’institutionnalisation en vue de cette manifestation, de positionner le Sénégal comme un lieu incontournable de promotion du documentaire". 


La date du 6 novembre, choisie pour la manifestation, correspond à l'anniversaire de la disparition du scénariste, réalisateur et producteur sénégalais Samba Félix Ndiaye, considéré comme l’un des pères africains du documentaire. Décédé en 2009 à l’âge de 64 ans, il a consacré toute sa carrière au documentaire.

Pour sa part, le directeur de la cinématographie, Hugues Diaz, est revenu sur un aspect du documentaire, un genre qui, selon lui, "rend compte de réalités politiques, sociales, économiques, culturelles, etc."

"S’y ajoute, pour nous, que ce genre nous vaut beaucoup de satisfaction en termes de visibilité et de récompenses. Beaucoup de jeunes réalisateurs s’y intéressent, 80% des autorisations de tournage que nous octroyons concernent des projets de documentaires", a souligné M. Diaz, assurant que le ministre de la Culture et du Patrimoine s'est engagé à soutenir l’organisation matérielle de la Journée du documentaire.

Le programme de cette manifestation prévoit, outre la table ronde, la projection des films "Echo" de Lamine Diémé, "Kayar, l’enfance prise aux filets" de Thomas Grand (15 heures), "Perantal" de Samba Félix Ndiaye et "Colobane Express" de Khady Sylla, à la Maison de la culture Douta Seck, à 20h30. 

Figure aussi dans le programme la projection, au Centre culturel Blaise Senghor, à 15 heures, de "Monologue de la muette". En plus de la projection de "Une fenêtre ouverte" de Khady Sylla, "Dakar-Bombay" de Mansour Sora Wade, et "Lettre à Senghor" de Samba Félix Ndiaye, à l’Institut français.
ADC/ESF

IN ENGLISH