The purpose of the African Women in Cinema Blog is to provide a space to discuss diverse topics relating to African women in cinema--filmmakers, actors, producers, and all film professionals. The blog is a public forum of the Centre for the Study and Research of African Women in Cinema.

Le Blog sur les femmes africaines dans le cinéma est un espace pour l'échange d'informations concernant les réalisatrices, comédiennes, productrices, critiques et toutes professionnelles dans ce domaine. Ceci sert de forum public du Centre pour l'étude et la recherche des femmes africaines dans le cinémas.

29 April 2013

Cette couleur qui me dérange : Khady Pouye sonne l’alerte sur le xessal par Mame Woury Thioubou


Cette couleur qui me dérange : Khady Pouye sonne l’alerte sur le xessal par Mame Woury Thioubou. SOURCE : LE QUOTIDIEN. IMAGE : Khady Pouye, lauréate du prix pour le meilleur documentaire de l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine), Fespaco 2013.

La dépigmentation a pris des proportions inégalées au Sénégal. De nombreuses femmes leaders d’opinion en sont même devenues les promotrices. Une situation qui a poussé la réalisatrice Khardiata Pouye à produire un film intitulé : Cette couleur qui me dérange. Ce documentaire engagé et au titre évocateur a été recemment projeté à l’Institut français de Dakar.

Ministres, directrices de société, vedettes, artistes ou encore intellectuelles de renom… Elles sont nombreuses les Sénégalaises, leaders d’opinion, qui participent incidemment à faire la promotion des produits de dépigmentation appelés xessal. Un constat qui a poussé la réalisatrice Khardiata Pouye Sall à prendre sa camera pour dénoncer le phénomène. Dans un film de 26 mn au titre assez évocateur, la réalisatrice a brisé le silence des autorités sur ce phénomène dévastateur. Pour elle, le xessal cause énormément de souffrances aux femmes qui s’y adonnent. Khardiata Pouye Sall, estime pour cela que l’alerte n’est pas suffisamment donnée, hormis les quelques activités menées par des associations de médecin et qui n’ont pas beaucoup d’impact. Cette couleur qui me dérange (le titre du film documentaire) s’emploie donc à sonner l’alerte. Surtout devant la passivité des pouvoirs publics. «Si les autorités bloquent l’entrée de ces produits dans le pays, les femmes n’auront plus le moyen de s’adonner à cette pratique», s’indigne Mme Sall dont le film donne la parole à plusieurs personnes ressources dont un douanier. Celui-ci, comme pour mettre le doigt sur le mal, précise même que «tout ce que la loi de­mande, c’est que ces produits s’acquittent des droits de douanes». A quand donc la prise de conscience et la volonté politique des gouvernants pour enrayer le mal ? ARTICLE À LIRE DANS SON INTEGRALITÉ